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» La RDC résiste à la balkanisation grâce à l’esprit de l’unité nationale insufflé par Mobutu » (Abbé Titi Yetimbi)
23 ans après la mort du président Mobutu, certains Congolais gardent, dans leurs cœurs, des témoignages poignants de cet homme d’Etat qui a su marquer son époque. A cette occasion, l’Association Culturelle « MBIYA » a organisé une messe de commémoration de la mort de l’ »Aigle de Kawele », ce lundi 07 septembre, en la cathédrale Notre Dame du Congo dans la commune de Lingwala.
Dans l’assistance, on a enregistré la présence des membres de la famille biologique de l’ex président, ses anciens collaborateurs, des autorités du pays et des sympathisants. Le sénateur honoraire Kengo wa Dondo, IZATO NZEGE (gouverneur du Nord-Ubangui), l’ancienne gouverneur Nzuzi wa Mbombo et bien d’autres étaient de la partie.

« Si à ce jour le plan de la balkanisation de la RDC traine ses pas, c’est grâce à cet esprit de l’unité nationale, de l’esprit nationaliste et de la cohésion nationale légués par le feu président MOBUTU », a fait savoir l’abbé Titi Yetimbi dans son homélie.
A en croire le prêtre, la mort de mobutu a suscité des commentaires et avis variés sur son règne, mais tous s’accordent aujourd’hui à lui reconnaitre quelques acquis majeurs. Notamment sa lutte acharné contre le tribalisme, le népotisme et le clientélisme. « Il a ainsi su inculquer dans le chef des Zaïrois à l’époque, le vivre ensemble, la cohésion nationale », a-t-il évoqué.

Un troisième passage qui a mérité les acclamations de l’assistance est celle qui évoque que « le président Mobutu avec son armé nationale avait su garder et protéger jalousement l’intégrité du territoriale de la République Démocratique du Congo ». Et l’Abbé d’illustrer que sous son règne, personne ne pouvait prendre le risque d’exploiter impunément les minerais du pays et non plus ainsi tuer nos mamans, nos femmes et nos enfants.
Un autre temps fort est celui qui atteste le feu Maréchal Mobutu comme le père et l’âme de la politique du » Recourt à l’authenticité ». Celle-ci se basant sur les valeurs typiquement africaines. En son temps, les Zaïrois étaient respectés et craints dans le monde.
Le prêtre a poursuivi son adresse à l’assistance en disant qu’en tant qu’être humain, le feu maréchal Mobutu n’avait pas que des défauts. C‘est pour dire qu’il n’avait pas fait que du mal, il avait fait aussi du bien. « Lorsque q Mobutu faisait du bien, il le faisait sans distinction de race, de tribu, d’ethnie ou de clan ». « Cela constitue pour nous, aujourd’hui, un patrimoine pouvant conduire notre vie politique, économique, culturel et religieux ».
Notons également que le prédicateur a emprunté les paroles de l’écriture pour rendre hommage à ce grand homme d’Etat qui appartient à la race des « serviteurs bons et fidèles » (selon Matthieu 25:14-30) pour « tous les biens qu’il a faits dans ce pays ». Il a, pour lui, contribué à l’enracinement de l’unité, l’esprit nationaliste et la cohésion nationale.

En définitive, le prêtre a formulé le voeu de voir les Congolais célébrer la disparition du feu Maréchal MOBUTU « non pas avec de vieux vêtements, avec les regards anciens, mais avec un regard nouveau en prenant en charge tous les biens qu’il a faits dans le pays ».
Au sortir de cette messe commémorative, le député honoraire et fils de l’illustre disparu DONGO YEMO MOBUTU a déclaré ce qui suit :« Dans la mémoire collective, nous reconnaissons au feu maréchal d’avoir travaillé de manière acharnée à ce que notre pays puisse garder son unité entre peuples et aussi la cohésion nationale. D’autre part, on reconnait en lui d’avoir été un fervent défenseur de l’intégrité territoriale de notre pays ».
Jearry Coco LWESO/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
