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La RDC et la Namibie déterminées à renforcer leur coopération économique et commerciale
La RDC et la Namibie sont déterminées à renforcer leur coopération économique et commerciale.
C’est ce qui ressort de la rencontre entre le vice-Président Namibien Nangolo Mbumba et le ministre de l’Economie nationale de la République Démocratique du Congo (RDC), Jean-Marie Kalumba Yuma qui séjourne à Windhoek, capitale Namibienne, porteur d’un message d’amitié et de fraternité du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à son homologue namibien ce lundi 13 décembre.
Selon un communiqué du ministère de l’Economie nationale, au cours de cette audience, les deux hommes d’Etat ont salué les bonnes relations diplomatiques existantes entre les deux pays, notamment en matière d’importation des produits de la pêche.
« Je suis porteur d’un message de notre Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à son homologue Namibien. Nos échanges se sont très bien déroulées et ce, dans un esprit de fraternité car les relations qui existent entre nos deux États se portent très bien et qu’il n’y a aucun souci », a affirmé Jean-Marie Kalumba à l’issue de cette rencontre.
Pour le Ministère de l’Économie, cet acte vient couper court aux rumeurs qui couraient, depuis quelques jours, sur une éventuelle dégradation des relations entre les deux États au sujet notamment du quota de pêche obtenu par le gouvernement congolais.
Il s’agissait selon le dit communiqué d’une campagne de diabolisation menée par des opérateurs économiques véreux, opposés au processus de rationalisation des prix des produits surgelés sur le marché.
Le ministre Jean-Marie Kalumba Yuma a, à cet effet, pris l’engagement et la détermination d’apporter des solutions durables afin de permettre à l’Etat congolais de stopper définitivement les pratiques frauduleuses des opérateurs économiques.
Ces derniers font perdre au pays, plus de 200 millions de dollars chaque année, pour un seul produit, les chinchards par des valeurs CIF falsifiées et la surcharge des structures des prix par des éléments non incorporables.
C’est dans ce cadre que le gouvernement congolais avait conclu un accord avec la Namibie pour un quota de pêche de 27.000 (vingt-sept mille) tonnes des poissons chinchards pour approvisionner le marché congolais face à la rétention des stocks des opérateurs économiques véreux.
L’argent investi dans l’acquisition de ce quota et le financement des opérations de pêche (qui se poursuivent), a permis à la RD Congo d’obtenir des quantités importantes des poissons chinchards qui seront bientôt disponibles sur le marché et vendues à juste prix, a rassuré en outre le ministère de l’Economie nationale qui a précisé que les importateurs congolais s’organisent, d’ores et déjà, en vue des opérations de vente.
Pour rappel, le secteur des produits surgelés est actuellement contrôlé à plus de 90% par des expatriés qui refusent d’appliquer les prix justes, au détriment des consommateurs congolais.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
