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Economie

La RDC à la 9ème réunion du Réseau parlementaire africain sur les flux financiers illicites et la fiscalité ouverte ce lundi à Dakar

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C’est ce lundi 27 septembre que s’ouvre à Dakar, capitale du Sénégal, la 9e réunion du Réseau parlementaire africain sur les flux financiers illicites et la fiscalité. Plusieurs personnalités congolaises sont attendues à cette session qui se tiendra jusqu’au jeudi 30 septembre. Dans le lot, Mme Ritha Bola, coordonnateur de la Brigade anti-fraude de Kinshasa.

Après Vigo, en Espagne, où elle a été, du 16 au 17 septembre dernier, à la foire internationale MindTech, Ritha Bola va communiquer, au pays de Léopold Sedar Senghor, sur le rôle de la Brigade Antifraude de Kinshasa dans la lutte contre toutes formes d’antivaleurs qui gangrènent la capitale congolaise et apporter sa lecture fiscale à cet effet.

Le coordonnateur de la Brigade Antifraude de Kinshasa entend ainsi défendre les valeurs et la méthodologie appliquées par son institution pour traquer les inciviques fiscaux, afin de recadrer les recettes dues à la ville de Kinshasa.

Ritha Bola, convient-il de rappeler, est à la tête de la Brigade Antifraude de Kinshasa, créée en décembre 2020 par arrêté du Gouverneur de la Ville de Kinshasa. Sa nomination est intervenue le 24 avril dernier.

Notons que le Tax Justice Network Africa est un réseau dirigé et animé par les parlementaires de toute l’Afrique subsaharienne qui cherchent à être le fer de lance de la lutte contre les flux financiers illicites sur le continent.

Lancé en janvier 2007 lors du Forum social mondial (FSM) qui s’est tenu à Nairobi, TJNA promeut des systèmes d’imposition socialement justes, responsables et progressifs en Afrique. Il préconise des politiques fiscales avec des résultats favorables aux pauvres et des systèmes fiscaux qui limitent les fuites des ressources publiques et améliorent la mobilisation des ressources nationales.

Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Audits favorables et résultats à l’appui à la CFEF: La défense d’Alain Lungungu contre-attaque

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À peine publiée, la décision du ministre des Finances suspendant à titre conservatoire le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États fragiles ( CFEF), Alain Lungungu Kisoso, fait déjà l’objet d’un recours formel. Dans une correspondance adressée aux autorités compétentes, ses conseils juridiques dénoncent une mesure « entachée d’irrégularités graves ».

Pris le 13 avril 2026, l’arrêté est accusé de reposer sur des griefs non étayés et de violer les principes fondamentaux du droit administratif. « Cette décision met en cause notre client sans qu’il n’ait jamais été entendu ni informé des accusations portées contre lui », fustige la défense.

Le principe du contradictoire au cœur de la contestation

L’un des principaux axes du recours repose sur la violation du principe du contradictoire. Selon les avocats, Alain Lungungu n’aurait reçu aucune notification préalable lui permettant de préparer sa défense.

Un manquement qui constituerait, à leurs yeux, une atteinte directe aux droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois de la République. « Les droits de la défense ne sont pas une option, mais une obligation dans tout État de droit », martèlent-ils.

Des accusations jugées infondées par la défense

Sur le fond, les conseils d’Alain Lungungu rejettent l’ensemble des accusations ayant conduit à sa suspension. Le dossier lié au projet PDL-145T, présenté comme un élément déclencheur, aurait été classé sans suite par la justice faute de preuves.

Concernant les soupçons de détournement, ils évoquent des audits réguliers ayant certifié la gestion de la CFEF sans la moindre réserve, remettant ainsi en cause la solidité des griefs avancés.

Une gestion financière validée par des audits indépendants

Les éléments produits dans le recours mettent en avant une gestion jugée conforme aux normes en vigueur. Selon la défense, les contrôles effectués par des institutions compétentes n’ont relevé aucune anomalie majeure.

« Tous les flux ont été retracés, certifiés et jugés conformes », assurent les avocats. Les rapports d’audit, notamment ceux réalisés par des cabinets indépendants et la Cour des comptes, auraient été validés sans réserve par les bailleurs de fonds.

Le programme PDL-145T au centre des tensions

Le programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) apparaît comme le nœud du litige. Si des retards dans l’exécution des travaux sont reconnus, la responsabilité directe du coordonnateur est contestée.

La défense attribue ces dysfonctionnements aux entreprises contractantes ainsi qu’à des contraintes logistiques majeures, notamment l’enclavement de certaines zones et les difficultés sécuritaires sur le terrain.

Des performances mises en avant pour relativiser les griefs

Les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T sont également invoqués pour appuyer la défense d’Alain Lungungu. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.

Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition.

Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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