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La CENCO interpelle FCC/CACH : « Les entreprises publiques ne sont pas des vaches à lait
Réunis en comité permanent du 24 au 28 février 2020 à Kinshasa, les évêques de la conférence épiscopale nationale du Congo ( CENCO) plaident pour la dépolitisation des entreprises publiques. Ils exhortent le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi à privilégier les compétences pour que les retombées ne soient pas là pour enrichir les regroupements politiques, mais la nation toute entière.
« Les entreprises publiques ne sont pas des vaches à lait pour les regroupements politiques, mais plutôt des unités de production pour la Nation », soulignent les Princes de l’Eglise catholique ce lundi 02 mars 2020 face aux chevaliers de la plume et du micro au centre interdiocesain à Kinshasa/Gombe.
Dans son message intitulé « Coalition pour quel but ? On reconnait l’arbre à ses fruits », le Comité Permanent de la CENCO dit constater simplement que « le fonctionnement de l’appareil de l’Etat est mis à mal à cause de la tension qui couve dans la coalition ».
Le secrétaire général de la CENCO l’Abbé Nshole note que ces tensions au sein de la coalition signifient des problèmes au niveau de la mise en pratique de l’Accord. Et cet accord ce n’est pas la Constitution, la coordination des évêques n’en sait rien. » Tout en rappelant que la coalition au pouvoir a comme mission principale de regarder dans la même direction pour améliorer les conditions de vie de la population.
Malheureusement, un an après l’alternance au sommet de l’Etat, constatent-ils, des crises multiformes surgissent et font planer des inquiétudes sur le changement social vivement attendu.
« C’est inacceptable que le pays soit pris en otage par un accord qui du reste est occulte « , dénoncent les évêques de la CENCO.
Par ailleurs, les évêques rappellent dans sa communication la nécessité d’organiser les élections locales pour lesquelles la Cenco et l’ECC avaient initié une pétition qui a recueilli la signature de plus de 2 millions de personnes.
Les Evêques exhortent la population d’exiger ces élections et les réformes y afférentes, car « c’est une voie indiquée pour le développement de notre pays ». Aussi, demandent-ils au chef de l’Etat, en sa qualité de magistrat suprême, de veiller à ce que les enquêtes amorcées sur les détournements de deniers publics ne soient pas un leurre, mais qu’elles aboutissent à des résultats palpables pour l’intérêt du pays.
Les Evêques, membres de la CENCO estiment que la RD Congo n’est pas condamnée à rester toujours dans la pauvreté, la mauvaise gouvernance, la corruption, les violences et tant d’autres maux et antivaleurs.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
