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Kwango : Qu’a fait exactement Mgr Nzala à Popokabaka ?, la population s’interroge
Lors de son homélie à la messe de sacre du nouvel eveque du diocèse de Popokabaka, le cardinal Fridolin Ambongo a annoncé que Mgr Louis Nzala, prédécesseur immédiat de Fansaka, n’a pas pu prendre part à l’ordination épiscopale de son successeur ce dimanche 23 aout 2020, son état de santé ne lui permettant pas.
Ambongo a aussi annocé que l’ancien pasteur de Popokabaka a écrit une lettre à l’attention des chrétiens de son diocese, mais qu’il ne pouvait la lire.
Chose importante, c’est l’essentiel du contenu de cette correspondance, donné par le Cardinal. Il a informé le public que Mgr Nzala, dans sa lettre, demande pardon à la communauté de Popo, « pour des actes qui, involontairement auraient offensé l’un ou l’autre ». Et Ambongo d’ajouter: « il porte la croix de l’épreuve de sa maladie ».
L’assistance, curieuse d’entendre le message de Louis Nzala, a gardé un silence de marbre.
Cette demande de « pardon » serait-elle une simple insertion dans l’homélie du cardinal ou une réelle expression de repentance de Mgr Louis Nzala? Qu’est-ce que Mgr Nzala aurait exactement fait à Popokabaka pour envoyer un message fort de pardon de son lit de malade ?
Le message du nouvel Eveque Bernard Fansaka vient alourdir les doutes, quand il déclare: « je ne viens pas à Popo pour inventer l’épiscopat. L’épiscopat que je vais mener ici est le feu allumée dans les mains de Mgr Nzala ». Ce bout de phrase, à première vue anodine, ne serait-il pas lié à la lettre citée par Ambongo ou à l’hitoire morale de l’évêché de Popokabaka?
Ceux qui auront la chance de la lire nous en diront plus.
Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Attaque de l’aéroport de Bangboka : le gouvernement provincial de la Tshopo rassure la population
Le Gouvernement provincial de la Tshopo a communiqué ce dimanche sur l’attaque dont a été la cible l’aéroport international de Bangboka, situé à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani. Les faits se sont déroulés entre le samedi 31 janvier à l’aube et le dimanche 1er février aux environs de deux heures du matin.
Selon les autorités provinciales, l’aéroport a été visé par une attaque armée menée à l’aide de drones kamikazes transportant des munitions non conventionnelles composées de plusieurs sous-munitions. Le Gouvernement de la Tshopo attribue cette action au Rwanda et à ses alliés de l’AFC/M23, dénonçant une violation grave des lois de la guerre.
Grâce à la vigilance et à la réactivité des Forces armées de la République démocratique du Congo, huit drones ennemis ont été interceptés et neutralisés avant d’atteindre leurs cibles. Aucun dégât majeur ni perte humaine n’a été signalé. Les autorités saluent le professionnalisme des FARDC, agissant conformément aux orientations sécuritaires du Commandant suprême, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec l’appui des partenaires engagés aux côtés de la RDC.
Le Gouvernement provincial condamne fermement cette tentative d’attaque qu’il qualifie de terroriste et estime qu’elle s’inscrit dans une dynamique de remise en cause des engagements pris dans le cadre de l’accord de paix signé à Washington. Il appelle la communauté internationale à dépasser les simples condamnations et à adopter des mesures concrètes pour mettre fin à une agression qui dure depuis plusieurs décennies.
Les autorités provinciales tiennent par ailleurs à rassurer la population de Kisangani et de l’ensemble de la Tshopo que la situation est totalement maîtrisée. Les forces de défense et de sécurité restent déployées et opérationnelles, garantissant la sécurité des personnes et des biens.
La population est invitée à vaquer normalement à ses occupations, à éviter la panique et la propagation de rumeurs. Les habitants vivant aux abords de l’aéroport, qui avaient quitté temporairement leurs domiciles, sont appelés à regagner calmement leurs milieux de vie, aucune menace immédiate n’étant signalée.
Verite Johnson
