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Justice : Didi Kinuani attaque la firme libanaise Nawal Ets pour « spoliation » des parts

Début ce mardi 25 août du procès opposant l’homme d’affaires congolais Didi Kinuani à la firme libanaise Établissements Nawal, au Tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe.

Pour la toute première fois de sa vie, fait-on savoir, le diamantaire congolais se retrouve devant le tribunal en partie demanderesse, fustigeant le non respect du contrat signé entre les deux camps dont les tendances mènent à la « spoliation » des parts réservées au millionnaire congolais.

Devant la barre, l’avocat de Didi Kinuani, Maître Manzila évoque notamment le retard dans la livraison, comme contractée, du premier immeuble ; la détention « illégale » du certificat d’enregistrement Vol AL 425 folio 156 du 02 mai 2008 du propriétaire, ainsi que l’anticipation de fabrication des certificats d’enregistrement sur les appartements dont certains sont inexistants et sans l’accord au préalable de son co-propriétaire et dont les parts n’ont pas encore été établies.

A CONGOPROFOND.NET, Me Manzila déclare que : « la partie Nawal n’a pas respecté le délai lui imparti pour l’exécution des travaux et que Monsieur Kinuani est en droit de faire constater devant le tribunal la résolution du partenariat qu’ils ont eu à signer ».

Pour la partie défenderesse, le retard rencontré dans la livraison se justifie du fait que Monsieur Kinuani avait demandé l’ajout d’un niveau sur le bâtiment. Une justification verbale dont la partie demanderesse ne digère pas car, réplique Me Manzila, que : « l’article 401 stipule qu’en cas de force majeure ou empêchement, vous devez aviser l’autre partie pour modifier le délai. ».
De ce fait, en dehors des dommages et intérêts, la partie demanderesse exige au tribunal d’ordonner la remise à son état initial de la parcelle.

L’affaire est renvoyée dans 48h pour d’éventuelles plaidoiries.

Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET