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Kwango : Ami-Fidèle Nkakala adhère à l’ABG
Ami-Fidèle Nkakala, un leader social de Kenge, a adhéré ce mercredi 24 février au parti politique Abg (Alliance pour la Bonne Gouvernance), parti cher au ministre de Pêche et Élevage, Jonathan Wata Bialosuka.
Cet acte d’adhésion a fait l’objet une grande activité politique pour la fédération du Kwango. Une caravane motorisée a été organisée et un cortège de sifflets et chansons a sillonné les grandes artères de la ville de Kenge.
Parti du domicile du nouvel adhérent, le cortège a fait le tour de la ville avant de revenir sur le boulevard Lumumba, au siège de l’ABG, où Ami-Fidèle Nkakala a signé l’acte d’adhésion.
Dans son discours à la masse qui l’a suivi et accompagné au sein de l’ABG, Ami-Fidèle Nkakala a dit qu’il n’adhère pas à ce parti politique pour son ventre, mais pour accompagner la vision politique de développement et d’unité du Kwango que prône son autorité morale. Il a invité ses sympathisants à lui emboîter le pas.
Symboliquement, il a acheté des dizaines de cartes de membre pour un échantillon d’adhérents.
Pour prouver que l’adhésion à un parti politique n’est pas fonction d’un intérêt matériel, il a fait don d’un bâtiment sur le boulevard Lumumba qui devra abriter les bureaux fédéraux de son nouveau parti politique.
Ami-Fidèle Nkakala est candidat malheureux des élections législatives provinciales de décembre 2018. Il est un poids politique important sur la circonscription électorale de Kengeville, où il a décroché près de 2000 voix. Mais il n’a pas été proclamé élu.
Ami-Fidèle Nkakala accuse la fraude électorale organisée et qui a donné des faveurs à un autre candidat.
Son adhésion à l’ABG signe sa démission de Mouvement Social, où il a milité aux côtés du député national Kazwazwa Modeste.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
