Actualité
RDC : Marie Tumba Nzeza communique les dernières décisions du gouvernement aux ambassadeurs
La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, MarieTumba Nzeza, a communiqué, ce jeudi 25 février 2021 à son cabinet de travail, les dernières directives du gouvernement aux diplomates basés en RD Congo. Au coeur de sa communication : la réglementation de la circulation de cette catégorie de personnes sur l’ensemble du territoire congolais.
En effet, a déclaré la cheffe de la diplomatie nationale, il est désormais fait une obligation pour les chefs de représentations diplomatiques en RD Congo d’avertir le ministère des affaires étrangères pour tout déplacement à l’intérieur du pays au moins une semaine avant.

Face à un échantillon de 7 ambassadeurs, dont le doyen d’entre eux, en poste à Kinshasa, la ministre a ajouté qu’une fois arrivés à destination, les diplomates doivent signaler leurs présences aux autorités provinciales afin d’obtenir l’accompagnement sécuritaire nécessaire, le cas échéant.
Notons que ces décisions font suite au drame survenu suite à l’assassinat de l’ambassadeur italien Luca Attanasio le lundi dernier à Kibumba( Nord-Kivu).
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
