Infrastructures
Kwango : 3 écoles et 3 centres de santé remis à Kenge par le projet STEP
Le gouverneur de la province du Kwango, Willy Bitwisila Lusunzi, a réceptionné, samedi 28 juin, plusieurs infrastructures construites dans le cadre du projet STEP (Stabilisation de l’Est de la République démocratique du Congo pour la Paix). Il s’agit de 6 ouvrages implantés dans la ville de Kenge : 3 écoles et 3 centres de santé.
Les écoles sont dotées de pupitres et d’installations hygiéniques. Quant aux centres de santé, chacun est équipé d’un bloc opératoire, d’une maternité, de salles d’observation, d’un laboratoire et d’une pharmacie. Ces structures bénéficient également d’un approvisionnement en électricité grâce à des sources photovoltaïques et d’un forage d’eau.
Dans son allocution, François Kabemba, chef des opérations du projet STEP, s’est dit satisfait et fier de remettre ces ouvrages construits dans un délai record. Il a souligné que ces édifices contribueront efficacement à la couverture sanitaire universelle.
Prenant la parole à son tour, le gouverneur Willy Bitwisila a déclaré que cette remise officielle marquait une avancée majeure dans l’amélioration du bien-être des populations locales. « C’est ici pour moi l’occasion de rendre un vibrant hommage au chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui ne ménage aucun effort pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. Sous son leadership éclairé, notre pays est résolument tourné vers des objectifs nobles : la paix et le bien-être social », a-t-il affirmé.
À Kenge, cette remise – ou mieux, cette inauguration – est sur toutes les lèvres. Les bénéficiaires ne cachent pas leur satisfaction de voir ces constructions devenir enfin réalité. Nombre de projets similaires avaient été annoncés par le passé, sans jamais aboutir, les fonds ayant souvent été détournés par des autorités complices de certains ingénieurs ou rédacteurs de projets.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées
L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.
S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.
« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces
Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.
L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.
Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.
Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.
Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.
Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.
« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »
À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
