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Kasaï : «Traduire en justice le directeur provincial de l’Office des routes, c’est un acharnement politique» (Délégation syndicale)

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La délégation syndicale de l’Office des routes (OR) au Kasaï a rejeté ce vendredi 27 juin 2025, lors d’un point de presse à Tshikapa, toutes les accusations portées contre Paul Lokika, directeur provincial de cette entreprise publique. Ce dernier est reproché d’un présumé détournement de 920 sacs de ciment et de barres de fer.

«Il n’y a pas eu détournement. Les 920 sacs de ciment et les barres de fer sont à Tshikapa, et non à Ilebo, comme l’affirme la députée provinciale initiatrice de la question orale avec débat à l’Assemblée provinciale», a déclaré Monsieur Kudipu Boniface, délégué syndical.

Concernant les accusations d’outrage à l’organe délibérant et d’obstruction au travail de l’Assemblée provinciale, M. Kudipu Boniface parle d’un «acharnement politique».

«Le directeur n’est pas redevable à l’Assemblée provinciale, mais à sa hiérarchie. L’Assemblée provinciale n’a pas compétence pour mener une mission parlementaire sur l’Office des routes. Traduire en justice le directeur pour cela, c’est de la persécution politique», a-t-il ajouté.

Selon lui, dans un accusé de réception du Directeur général de l’Office des routes adressé à l’Assemblée provinciale en réponse à la question orale de la députée Alphonsine Nkuna, il est précisé que l’article 197 de la Constitution définit l’Assemblée provinciale comme un organe délibérant dont la compétence s’étend uniquement au gouvernement provincial et aux services publics locaux.

«L’Office des routes n’étant pas un service public local, il semble difficile d’établir le cadre juridique permettant à l’Assemblée provinciale d’exercer un contrôle sur ses activités», a-t-il poursuivi.

S’agissant du cas de l’agent Mukinayi Muamba, cité dans le dossier, M. Boniface Kudipu précise : «Il n’a pas été révoqué, ni son contrat résilié. Il a simplement été affecté à un autre site pour continuer son travail en tant que mécanicien», a-t-il renchéri.

La délégation syndicale appelle les autorités nationales à s’impliquer afin de protéger l’image de l’Office et de son directeur. Elle accuse par ailleurs la députée Alphonsine Nkuna de personnaliser l’affaire, estimant que 6 questions sur 8 dans sa motion concernent directement son proche collaborateur, Mukinayi.

Il sied de noter que l’Assemblée provinciale du Kasaï a, lors de la plénière du jeudi 26 juin 2025, autorisé la traduction en justice du directeur provincial de l’Office des routes pour présumé détournement de deniers publics.

La Rédaction 

Infrastructures

Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées

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La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.

Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.

« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.

Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.

« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »

Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.

La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.

Patient M. MBY / Congo Profond.net

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