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Kwango : Clôture de la session de mars sous fond d’alerte sécuritaire
L’Assemblée provinciale du Kwango a clôturé, dimanche 29 juin, sa session ordinaire de mars, au terme d’une plénière présidée par le député André Masala. L’événement a réuni le gouverneur Willy Bitwisila Lusunzi, des membres de son gouvernement, des cadres de son cabinet, ainsi que plusieurs invités et curieux.
Dans son allocution de circonstance, le président de l’organe délibérant a dressé le bilan des travaux réalisés au cours de cette session. Il a notamment évoqué la mission d’évaluation du patrimoine public menée dans les cinq territoires de la province, une démarche visant à mieux cerner le fonctionnement des différentes divisions provinciales.
Les députés provinciaux se sont également penchés sur l’examen de plusieurs édits ainsi que sur l’audition du rapport financier de l’Assemblée.
Abordant la situation sécuritaire préoccupante dans la province, André Masala a vivement dénoncé les exactions de la milice Mobondo, particulièrement actives dans les territoires de Kenge et de Popokabaka. Il a exhorté la population à ne pas céder aux sollicitations de cette milice et à dénoncer toute tentative de recrutement. Il a en outre invité le gouvernement provincial à redoubler d’efforts pour éradiquer cette menace.
Émile Yimbu / CONGOPROFOND.NET
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Affaire des « Enfants Mushobekwa »: La fille de Mambabwa brise le silence et livre un témoignage clé sur la nuit controversée
Lors de la 7ème audience tenue ce jeudi 9 avril 2026 dans le dossier opposant les enfants Mushobekwa/Likulia à Philémon Mambabwa, la cour a entendu un témoignage particulièrement attendu. Celui de Malaïka Mambabwa Zegbo, 17 ans, fille du prévenu, venue livrer sa version des faits sur les événements survenus dans la nuit du 20 au 21 décembre au domicile familial.
À la barre, la jeune fille explique avoir obtenu l’accord de son père pour organiser une soirée entre amies, en compagnie de Sakina, une amie, et de sa cousine Léonie. Une rencontre initialement anodine, qui aurait toutefois pris une tournure inattendue. Selon elle, son amie Sakina avait insisté pour inviter son petit ami, Claudien Likulia, récemment rentré à Kinshasa. Après plusieurs refus, Malaïka affirme avoir fini par céder, posant néanmoins une condition : une visite brève et sans accompagnateurs.

Une arrivée non conforme et une situation sous tension
Contre toute attente, Claudien Likulia s’est présenté accompagné de deux autres jeunes, identifiés comme Christopher Likulia et un certain Noah. Malaïka affirme ne pas les connaître et dit avoir immédiatement ressenti un malaise face à cette présence imprévue.
Dans son récit, elle indique que Sakina et Claudien se sont ensuite enfermés dans une chambre pendant plus de trente minutes, suscitant son inquiétude. « Lorsque la porte s’est finalement ouverte, mon père venait de rentrer », a-t-elle déclaré devant la cour, décrivant une scène tendue à l’arrivée du chef de famille.
Intervention du père : entre fermeté et encadrement
Toujours selon la témoin, les jeunes garçons ont tenté de se dissimuler, notamment dans la salle de bain, avant d’être découverts. Elle insiste toutefois sur un point : son père n’avait donné aucune instruction de violence à leur encontre.
Au contraire, affirme-t-elle, il a demandé à ses agents de sécurité de retenir les jeunes gens à la guérite, dans l’attente de l’arrivée de leurs parents le lendemain matin. Une version qui contraste avec certaines accusations évoquées dans cette affaire.
Malaïka Mambabwa Zegbo a également remis en question certains éléments avancés pour justifier la présence des jeunes au domicile familial. Elle qualifie notamment de « mise en scène » l’histoire des médicaments évoquée par certains protagonistes et largement diffusée dans les Réseaux Sociaux.
Enfin, elle a catégoriquement rejeté les allégations de détention dans une cage. Selon elle, les seules cages présentes dans la parcelle familiale sont de petite taille et servent exclusivement à l’élevage de poules et d’oiseaux.
Ce témoignage, livré avec assurance, pourrait peser dans l’appréciation des faits par la cour, alors que ce procès continue de susciter une vive attention.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
