Politique
Kongo Central: Le Parti Panafricain pour le Progrès demande la destitution du Gouverneur Atou Matubuana
Face aux accusations de l’Inspection Générale des Finances sur les présumés détournements de plus de 16 millions des USD par le Gouverneur du Kongo Central Atou Matubuana, le Parti Panafricain pour le Progrès (PPP) demande la destitution du Gouverneur Atou Matubuana et son conglomerat à titre conservatoire, afin de permettre à la justice de faire son travail sans entrave.
Selon un communiqué de ce parti signé par son Vice Président Dime Maziba le 29 août 2021, le PPP dit suivre avec une attention soutenue l’évolution de la situation politique du Kongo Central relative à la dénonciation de l’IGF sur le cannibalisme financier et la gestion calamiteuse de cette province par son équipe dirigeante.
« Le bureau politique du Le Parti Panafricain pour le Progrès saisit cette opportunité pour lui renouveler son indéfectible solidarité et demande aux populations de se mobiliser pour leur apporter un soutien inconditionnel, » dit le communiqué qui poursuit: « hier encore, c’était le scandale sexuel orchestré par Mr Atou Matubuana, noircissant ainsi l’image de marque de cette région du pays. À peine cette page tournée, que surgit ce scandale du vol de deniers publics. »
Au regard des attentes sociales énormes de la population et de l’engagement collectif de voir véritablement un changement s’opérer dans la misère du peuple du Ne Kongo et d’ailleurs, le parti cher à Brian Minga demande hormis la destitution de Matubuana et consorts:
– l’accélération du dossier du scandale sexuel reres en souffrance à la cour constitutionnelle;
– l’implication du Chef de l’État, son excellence Félix Tshisekedi Tshilombo afin d’arrêter définitivement la banalisation de la corruption et du détournement.
« Aujourd’hui, le minimum que l’on est en droit d’attendre c’est la démission de ce gouvernement provincial inutilement pléthorique et notoirement incapable, » conclut le communiqué.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
RDC : pour un cycle électoral permanent, Andy Bemba appelle à une refondation profonde du système politique national
Dans une déclaration faite ce lundi 4 mai 2026, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée (NP), a dressé un constat sévère de la vie politique congolaise. Selon lui, depuis 2006, le pays semble enfermé dans un cycle électoral répétitif qui freine son développement et met en lumière les limites du système en place.
« Depuis 2006, notre pays semble vivre dans un cycle électoral permanent », a-t-il affirmé, soulignant que tous les deux à trois ans, les mêmes dynamiques refont surface.
Alliances fragiles, oppositions de circonstance, tensions politiques croissantes, pressions avant les scrutins et contestations après les résultats deviennent, selon lui, une routine inquiétante. « Parfois même des rébellions », a-t-il ajouté, pointant les dérives les plus graves de cette instabilité chronique.
Pour Andy Bemba, cette répétition n’est pas anodine. Elle constitue plutôt un signal d’alarme. « Cette répétition ne révèle-t-elle pas les limites de notre système politique ? N’est-ce pas le signe d’un système politique défaillant ? », s’est-il interrogé, invitant à une réflexion collective profonde.
Le leader politique estime que le pays ne peut plus se permettre de consacrer autant de temps et d’énergie à des débats interminables autour des élections et de la constitution. « Nous ne pouvons pas continuer à perdre des années dans des débats sans fin », a-t-il martelé, appelant à un changement de cap immédiat.
Dans sa vision, la solution passe par une refondation ambitieuse du modèle politique congolais. Il plaide pour « de nouveaux textes », des « réformes courageuses », mais aussi pour « une administration forte et dépolitisée ». Il insiste également sur l’importance d’« une justice véritablement équitable » et du respect strict des lois par tous les acteurs, sans exception.
Pour Andy Bemba, l’avenir du pays dépendra de la capacité des congolais à dépasser les clivages actuels et à s’engager dans une dynamique de progrès réel. « Il est temps de repenser notre modèle politique et d’avancer avec ceux qui veulent réellement faire progresser le pays », a-t-il conclu. Dans un contexte politique souvent marqué par les tensions et les incertitudes, cet appel à la réforme sonne comme une invitation à rompre avec les pratiques du passé pour bâtir un avenir plus stable et plus juste.
Si les mots trouvent écho dans les actes, alors ce cycle répétitif pourrait enfin céder la place à une véritable renaissance politique. en République démocratique du congo, où les controverses ne cessent de susciter des déplaire à la souveraineté nationale.
Blaise Abita Etambe
