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Kongo Central: Le gouverneur Bandu dément vouloir nuire au Chef de l’État

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Le Cabinet de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Kongo Central constate qu’il circule sur les réseaux sociaux une vidéo tronquée, en rapport avec la cérémonie du lancement officiel de l’électrification du Plateau de Mbanza-Boma par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

Cette vidéo est publiée par une personne mal intentionnée qui, dans ses commentaires, interprète la proximité entre Monseigneur l’Evêque du Diocèse de Kisantu et Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province comme un prétendu échange de substance dans le but de nuire au Chef de l’Etat.

Seul l’esprit malveillant de l’auteur de cette publication l’amène à imaginer un tel scénario, dans le seul but de jeter l’opprobre sur les deux hautes personnalités, alors que le visionnage de ladite vidéo, même en tenant compte de l’angle, exclut totalement une telle hypothèse.

Le Cabinet du Gouverneur tient à préciser à l’attention de l’opinion publique que les détracteurs qui ne peuvent pas s’attaquer aujourd’hui aux actions et réalisations éloquentes de son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province, qui s’inscrit comme le Champion de la vision du Chef de l’Etat, manœuvrent et orchestrent des montages abjects, à l’image de cette vidéo, visant à créer une psychose au sein de la population, pourtant mobilisée derrière le Président de la République, dans cette période où tous les efforts sont tournés vers la pacification de l’Est du pays.

Ainsi, le Cabinet du Gouverneur informe l’opinion publique que toutes les dispositions sont prises aux fins des poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans cette campagne de dénigrement.

DIRECTEUR DE CABINET
Me Cédric DIONSO DIYABANZA

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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