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RDC : Publication du calendrier électoral ce samedi 26 novembre
Devant les mandataires des partis et regroupements politiques, ce mercredi 23 novembre à l’amphithéâtre du Palais du peuple, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante( CENI), Denis Kadima, a réaffirmé la volonté de l’organe d’appui à la démocratie d’organiser les élections dans le délai constitutionnel. Il a par cette occasion annoncé la publication du calendrier électoral pour ce samedi 26 novembre 2022.
Lors de cette troisième concertation, Denis Kadima a confirmé que celle-ci rentre dans le cadre de communication transparente et honnête avec les parties prenantes afin de regagner leur confiance.
La CENI s’apprête donc à emprunter, le mois prochain, un virage crucial qui mène à l’actualisation du fichier électoral.
« Aujourd’hui, les épreuves de la cartographie sont terminées. J’aimerais redire que l’institution que je dirige appliquera systématiquement les principes et valeurs de transparence, d’indépendance, d’inclusivité, de redevabilité, d’impartialité et de professionnalisme dans toutes les opérations et procédures, notamment concernant la cartographie opérationnelle ou en encore la révision du fichier électoral. », a-t-il précisé
Concernant la révision du Fichier électoral, la CENI a prévu trois (3) aires opérationnelles :
La première concerne l’Ouest et le Nord-Est avec 10 provinces : Equateur, Kinshasa, Kongo Central, Kwango, Kwilu, Maï Ndombe, Mongala, Nord Ubangi, Sud Ubangi et Tshuapa.
La deuxième aire opérationnelle comprend le Centre et le Sud avec 9 provinces : Haut- Katanga, Haut-Lomami, Kasaï ; Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami, Lualaba, Sankuru et Tanganyika.
La troisième aire opérationnelle concerne les 7 provinces de l’ Est et du Nord-Est : Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, Maniema, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo.
« J’aimerais ici exprimer notre solidarité aux populations de l’Est qui sont victimes d’une guerre injuste. Notre profond souhait est que la paix et la sécurité reviennent dans cette partie de la République avant le lancement de la troisième aire opérationnelle. Et cela, afin qu’ils puissent eux aussi participer à cette opération et obtenir leur carte d’électeur. », a-t-il indiqué.
Au sujet du processus de recrutement du personnel temporaire, Denis Kadima a confirmé qu’il il se poursuit normalement. Depuis, dimanche 20 novembre 2022, la CENI a démarré le niveau 2 de la cascade de formation dans les dix (10) provinces qui constituent la première aire opérationnelle de l’opération d’identufication et d’enrôlement des électeurs.
« J’ai personnellement tenu à lancer, le même dimanche cette formation à Kinshasa où 136 Facilitateurs sont utilisés pour former 1 452 participants composés notamment de Formateurs Électoraux Provinciaux (FEP) ou encore de Points Focaux Juristes. « , a-t-il appuyé.
Concernant les kits électoraux, ils ont été testés, éprouvés et prêts à être acheminés à Kinshasa, qui est l’un des hubs principaux de la CENI. Étant donné les contraintes de temps, la CENI ne peut se permettre d’acheminer les équipements dédiés à la RFE par voie maritime et a opté pour des avions affrétés, en grand nombre.
Ainsi, pour l’ensemble de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs, 29 700 kits ont été commandé et vont principalement fonctionner à l’énergie solaire dans 22 271 centres d’inscriptions. Concernant la première aire opérationnelle, la CENI a prévu un peu plus de 10 000 kits pour couvrir 10 provinces.
Denis Kadima a aussi précisé que la durée de l’opération d’identufication et d’enrôlement des électeurs est de 30 (trente) jours par aire opérationnelle.
Pour lui, l’objectif ultime est de générer un fichier électoral fiable, inclusif, exhaustif, sécurisé et flexible qui devrait constituer une base solide utilisable pour les opérations programmées d’identification nationale et de recensement.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
