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Kongo Central : Guy Bandu, le nouveau gouverneur élu pour rassembler toutes les revendications et tous les idéaux !

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Le nouveau gouverneur du Kongo Central, Guy Bandu Ndungidi, vient d’être élu, ce lundi 9 mai, au deuxième tour de l’élection organisée à l’Assemblée provinciale. Sur 41 députés qui ont pris part au vote, 33 ont porté leur choix sur ce médecin contre seulement 8 pour son challenger, la sénatrice Nefertiti Ngudianza.

A égalité des voix lors du premier tour de l’élection organisée le vendredi dernier, les deux candidats avaient obtenu chacun 10 voix et ont terminé sur le haut du podium face à 20 autres  candidats dont Belinda Kisolokele, Chantal Malamba, Eugène Diomi Ndongala, Déo Nkusu, Ne Muanda Nsemi, Roger Muaka, etc. Au finish, c’est uniquement Guy Bandu qui succède à Atou Matubuana, gouverneur démis de ses fonctions en décembre 2020.

Né en 1974, il est marié et père de 3 enfants. Il fait ses études primaires et secondaires au Collège Boboto( ex Albert 1er) où il obtient une solide formation Jésuite ainsi que son diplôme d’Etat en 1991 en option Biologie-Chimie à l’âge de 16 ans.

Il choisit d’effectuer ses études universitaires à Kisantu dans sa province d’origine où il finit Major de la première promotion de médecine de l’Université Kongo à l’époque UNIBAZ. Il a un diplôme en Urgences cardiovasculaires.

Sa carrière de Médecin

A partir de 2002, il exerce au Centre Médical de Kinshasa jusqu’en 2004, année au cours de laquelle il devient Medical Officer aux Nations Unies, poste qu’il occupe pendant 17 ans.

Il est Promoteur de la Clinique « Médecins de Nuit » dont il est le Gérant.

Cette institution médicale a généré plus de 200 emplois directs et indirects et s’est positionnée rapidement dans le top 5 des hôpitaux privés de référence pour l’ensemble de la République Démocratique du Congo.

Son parcours de serial entrepreneur

Il est administrateur de plusieurs sociétés dans les secteurs très divers comme l’immobilier, l’agriculture, le secteur minier et le secteur médical. Il est membre de la Chambre des mines de la Fédération des Entreprises du Congo.

Son Engagement en faveur du Kongo Central

Soucieux de l’émergence de la Province qui lui a tant donné, il en devient un acteur de développement à travers de multiples initiatives communautaires. Il siège actuellement au conseil d’administration de l’Université Kongo. Il est l’un des initiateurs de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Kongo Central (CCIKC) où il exerce le rôle de Vice-Président chargé de superviser les commissions Hydrocarbures, Mines, Energie et Transport.

Son Engagement Politique

Dans son parcours politique, en tant qu’homme de paix et apôtre de la cohésion nationale, il a à son actif d’avoir été dans les principaux cercles de réflexion qui ont contribué à l’alternance au sommet de l’Etat en 2019.

Un Programme d’action ambitieux 

Nouvellement venu dans la scène politique de la province, Dr Guy Bandu semble avoir un plan d’attitudes positives pour rassembler toutes les revendications et tous les idéaux des ressortissants du Kongo Central.

Son programme d’action partagé à tous les députés provinciaux, le mardi 03 mai, se fonde sur un plan pour la réindustrialisation du Kongo Central dont voici le lien http://programmegouvguybandu.com/

En partant du domaine des infrastructures et de l’économie, en passant par la santé et l’éducation et en atterrissant sur la recherche et le tourisme, son programme balaie tous les domaines de la vie provinciale : 13 thèmes qui font le tour de tous les besoins de la province et qui essaient d’y répondre de manière créative et efficace.

Pour trouver ce programme, vous pouvez aller sur le lien http://programmegouvguybandu.com/

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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