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Kongo Central : Denise Nyakeru Tshisekedi rend hommage à Kasa-Vubu
Poursuivant sa tournée dans la province du Kongo Central, la 1ère dame de la RDC Denise Nyakeru Tshisekedi est allée s’incliner à la tombe de Joseph Kasa-vubu jeudi 8 octobre 2020. Une façon pour l’épouse du Chef de l’Etat d’honorer la mémoire du 1er président du Congo Kinshasa.
Denise Nyakeru et sa délégation ont quitté Boma pour le Bas-Fleuve. Malgré le mauvais état de l’asphalte, ils ont parcouru plus de 150km de route jusqu’au mausolée de l’illustre disparu construit à Singini, son village natal, dans le territoire de Tshela. Sur place, la population s’était amassée le long de la route pour saluer la 1ère dame. Ovationnée par des cris, chants et danses, l’hôte de Singini a eu droit à un bain de foule sans pareil. Puis, des échanges avec des membres de la famille de feu Kasa-vubu à qui des vivres ont été remis.
Denise Nyakeru a par la suite déposé une gerbe de fleurs à la tombe du 1er président de la Rdc, une personnalité qui a marqué l’histoire du pays.
Président du Congo Kinshasa de 1960 à 1965, le père de l’indépendance Joseph Kasa-Vubu s’érige comme un modèle dans la gestion de la chose publique et à ce titre le président Félix-Antoine Tshisekedi l’a élevé au rang de héros national.
C’est tard la nuit que la 1ère dame Denise Nyakeru a regagné la ville portuaire de Boma.
Ce vendredi 9 Octobre, la présidente de la fondation Denise Nyakeru a quitté la 2e ville du Kongo Central pour Matadi.
Sandrine Lisingi / congoprofond.net( Boma)
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Kinshasa : “TV5”, le redouté chef Kuluna, brûlé vif par la population de Sangamamba après une traque nocturne
Une nuit de violence s’est transformée en chasse à l’homme dans le quartier Sangamamba. Redouté pour sa cruauté et entouré d’une aura quasi mystique, le chef de gang surnommé “TV5” a été lynché par une population à bout, mettant fin brutalement à des mois de terreur.

Une opération criminelle qui vire au drame
Dans la nuit du lundi au mardi dernier, le quartier Sangamamba, dans la commune de Ngaliema, a été le théâtre d’une scène d’une rare intensité.
Selon plusieurs témoignages concordants, “TV5” et les membres de sa bande menaient une opération de cambriolage nocturne lorsqu’ils ont été surpris par des habitants.
Ce qui devait être un raid de plus a rapidement mal tourné. Alertée, la population s’est mobilisée et a lancé une poursuite déterminée contre les assaillants. Dans la confusion, plusieurs membres du groupe ont réussi à s’échapper, mais leur chef présumé, lui, n’a pas eu cette chance. Rattrapé, il a été violemment pris à partie par une foule en furie.
Entre rumeurs et mystification autour de sa capture
Depuis l’annonce de sa mort, les versions sur les circonstances exactes de sa capture se multiplient, certaines flirtant avec l’irrationnel. Dans les rues comme sur les réseaux sociaux, des récits évoquent une transformation en chat ou encore une attaque par un chien qui aurait permis de le neutraliser.
Si ces éléments relèvent pour beaucoup de l’imaginaire populaire, certaines sources parlent effectivement d’une morsure de chien… mais infligée directement à l’individu, dans la mêlée, sans caractère surnaturel.
Ces rumeurs témoignent surtout de la réputation qui entourait “TV5”. Beaucoup lui prêtaient des pouvoirs mystiques, notamment une capacité à disparaître mystérieusement lors des opérations ou à échapper systématiquement aux forces de l’ordre comme à la vindicte populaire.
Un climat de peur enfin brisé

À Sangamamba, la nouvelle de sa mort a été accueillie comme un soulagement. Pendant des années, la bande à “TV5” a semé la terreur dans cette partie de la capitale.
Les habitants évoquent une série d’actes d’une extrême violence : arrachage de motos, enlèvements, agressions à l’arme blanche, et même des mutilations à la machette. Une brutalité qui avait fini par installer un climat de peur permanent, poussant certains résidents à limiter leurs déplacements nocturnes.
Sa disparition marque donc, pour beaucoup, la fin d’un cycle de violences répétées.
Une mort qui continue d’alimenter les débats
Plus de 48 heures après les faits, la mort de “TV5” reste au centre des discussions. Dans plusieurs quartiers de Kinshasa, le sujet est sur toutes les lèvres.
Certains sceptiques continuent de douter, estimant qu’un homme réputé “insaisissable” ne pouvait disparaître aussi brutalement. D’autres, au contraire, voient dans cet événement une preuve que la peur peut changer de camp lorsque la population décide de réagir.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
