Société
«Koma Djogo» : Le football, un tremplin pour la réinsertion sociale des enfants de la rue à Kinshasa
À Kinshasa, entre 30 000 et 50 000 enfants vivent dans la rue, victimes de la pauvreté, de la violence et du manque d’accès à l’éducation. Dans cette réalité sombre, beaucoup se tournent vers le football comme une échappatoire et un moyen d’améliorer leur condition de vie. C’est dans ce contexte que Ferrari Manzila, un entrepreneur reconnu dans le domaine culturel et créatif, a lancé «Koma Djoko», un incubateur de talents sportifs destiné à détecter et développer de jeunes footballeurs.
Koma Djoko offre un cadre de formation et de vie adapté aux aspirations de ces jeunes. Ferrari Manzila souligne l’importance de la discipline que le football peut apporter : «Un jeune passionné par le football est moins tenté de sombrer dans toute forme de délinquance juvénile». Grâce à des programmes de formation rigoureux, Koma Djoko vise à canaliser l’énergie de ces jeunes vers un avenir professionnel dans le sport.
Les succès récents de joueurs comme Lamine Yamal du Barça et Vinícius du Real Madrid illustrent le potentiel que recèlent ces jeunes talents. En mettant en avant ces réussites, Koma Djoko espère inspirer d’autres enfants de la rue et réduire le phénomène des kuluna, ces bandes de jeunes souvent impliquées dans des activités illégales. L’initiative reçoit également le soutien du Chef de l’État, qui défend l’entrepreneuriat et l’égalité des chances.
Malgré le faible pouvoir d’achat et le manque d’infrastructures, Koma Djoko s’efforce de créer un environnement conforme aux exigences européennes, avec un cursus de formation et des équipements adéquats. «Nos talents méritent d’avoir leurs chances tôt», affirme un représentant de l’initiative. En encourageant ces jeunes à travailler sur leur don, Koma Djoko leur offre un véritable espoir d’avenir. Pour soutenir cette belle initiative, vous pouvez les contacter à l’adresse manzila@imagoh.com.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
