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Société

Kasumbalesa : La fondation pasteur Bobo Bobwa mobilise des fonds pour soutenir les FARDC et les Wazalendo et clôture avec honneur le mois de la femme

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La situation préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo, particulièrement au Nord et au Sud-Kivu, mobilise l’attention de nombreux Congolais.

À Kasumbalesa, la Fondation Pasteur Bobo Bobwa, spécialisée dans l’assistance aux personnes vulnérables, a pris cette crise à bras-le-corps en initiant une action de soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux Wazalendo, engagés sur le front pour défendre l’intégrité du territoire national.

Dans cette optique, sous l’impulsion du Pasteur Bobo Bobwa, fondateur de la structure qui porte son nom, une grande manifestation évangélique s’est tenue ce dimanche 30 mars 2024 devant le siège de la fondation à Kasumbalesa. L’événement a rassemblé des hommes de Dieu, des acteurs politiques et des représentants de confessions religieuses.

À cette occasion, une campagne de mobilisation de fonds a été lancée, permettant de collecter une somme conséquente destinée à soutenir les efforts du président de la République, Félix Tshisekedi, pour la stabilité du pays en général et celle de l’Est en particulier.

Dans son discours, le Pasteur Bobo Bobwa a exprimé sa gratitude envers les participants pour leur engagement en faveur des militaires et des combattants Wazalendo. Il a également précisé que l’ensemble des fonds récoltés sera affecté aux efforts de guerre.

La situation dans l’Est nous concerne tous. Nous vous remercions d’avoir compris le sens de notre initiative. Cette guerre vise nos richesses naturelles, mais nous n’accepterons pas de perdre ne serait-ce qu’un centimètre de notre territoire !”, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, pour clôturer le Mois de la Femme, la Fondation Bobo Bobwa a distribué des pagnes aux veuves membres de sa structure ainsi qu’à d’autres organisations, en guise de reconnaissance et de soutien à ces femmes.

Joseph Malaba / Congoprofond.net

Actualité

Kinshasa sous le choc : Le commerçant Freddy Ekofo abattu lors d’un braquage à Yolo-Sud

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La nuit de samedi a plongé le quartier Yolo-Sud, dans la commune de Kalamu, dans une atmosphère glaciale. Freddy Ekofo, commerçant bien connu du Grand Marché de Kinshasa, a été tué lors d’un braquage à main armée, déclenchant une onde de choc dans toute cette partie populaire de la capitale.

Un crime brutal en plein quartier

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, Freddy Ekofo aurait été pris en filature par des individus circulant à moto alors qu’il transportait des biens de valeur, notamment des bijoux en or.
L’attaque s’est produite en quelques instants. Les assaillants, armés, auraient intercepté leur cible avant d’ouvrir le feu pour s’emparer de ses effets personnels.

« Ils sont arrivés à moto… on a entendu des cris, puis des coups de feu. Quand les gens se sont approchés, le monsieur était déjà au sol », confie un habitant encore bouleversé.

La scène, aussi soudaine que violente, s’est déroulée sous les yeux de plusieurs riverains, transformant une soirée ordinaire en tragédie collective.

Un quartier figé par la peur

Dimanche 15 mars, un jour après le forfait, l’atmosphère était lourde et silencieuse dans les avenues de Yolo-Sud. De Camp-Pinzi à Ezo-Kimpwenza, en passant par Hôtel Pegal, Université-Ezo, Wagenia, Baboro, Bambili, Mole jusqu’aux abords de Kapela, près de la paroisse catholique Saint-Gabriel, les habitants évoquent un climat de peur mêlé d’indignation.

Dans les ruelles menant vers le tunnel reliant l’école Mwinda, l’hôtel Pegal et l’hôpital Mabanga, les conversations tournent toutes autour du même drame.

Freddy Ekofo n’était pas un inconnu dans ce quartier populaire. Commerçant actif, homme sociable et apprécié, il était considéré par beaucoup comme « un fils du quartier ».

Une femme qui affirme l’avoir connu depuis l’enfance peine à contenir son émotion : « Nous sommes sous le choc. Ya Freddy a été tué dans son propre quartier. Nous demandons qu’une enquête sérieuse soit menée pour que justice soit faite. »

Un ami d’enfance, lui aussi bouleversé, raconte avec une voix brisée : « Le matin même, nous étions ensemble. Il m’avait dit qu’on se reverrait le soir… mais le soir, on a appris qu’il avait été tué. »

Entre tristesse et colère

Dans les rues de Yolo, les habitants oscillent entre tristesse, colère et incompréhension. Des groupes se forment aux coins des avenues, chacun tentant de reconstituer les dernières minutes de la victime.

Certains parlent d’un « samedi noir », d’autres d’un signe inquiétant qui confirme la montée de la criminalité dans la capitale.

Le drame a rapidement enflammé les réseaux sociaux où commerçants et habitants dénoncent la recrudescence des braquages nocturnes.

Kinshasa face à l’ombre persistante de l’insécurité

Ce meurtre relance une fois de plus le débat sur l’insécurité urbaine à Kinshasa. Entre pickpockets, braqueurs motorisés et gangs urbains communément appelés Kuluna, de nombreux quartiers de la capitale vivent dans une inquiétude permanente.

Malgré certaines opérations sécuritaires lancées par les autorités, la population continue de dénoncer un sentiment d’abandon face à la criminalité.

La mort tragique de Freddy Ekofo, au-delà d’un simple fait divers, apparaît désormais comme un symbole : celui d’une ville où la peur s’invite jusque dans les rues familières, là où l’on pensait être chez soi.

Et dans les ruelles de Yolo-Sud, une question revient comme un refrain amer : qui sera le prochain ?

Barca Horly Fibilulu Mpia

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