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Santé

Kisantu : Une vingtaine de professionnels de santé formés sur le système de gestion urgente des incidents

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C’est sous une note satisfaisante que les rideaux de l’atelier de formation des experts sur le système de gestion des incidents d’urgence sont tombés le 8 avril dernier à Mbuela Lodge à Kisantu dans la province du Kongo Central.

En effet, cet atelier qui s’est étalé durant 5 jours était organisé par le bureau-pays de l’OMS en République démocratique du Congo et facilité par les experts venus du Bureau régional de l’OMS-Brazzaville, de Nairobi, des Centres américains pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) et du Senegal. Cet atelier a été dédié à l’intention des professionnels de l’OMS et du ministère de la Santé Publique, Hygiène et prévention avec comme objectif principal d’outiller une vingtaine des cadres afin de favoriser une mise en œuvre efficace pour une réponse rapide en cas d’un potentiel flambée épidémiologique en RDC.

On pouvait ainsi compter parmi les différents participants lors de cet atelier de formation de Kisantu quelques responsables du Bureau pays de l’OMS/RDC, tels que Dr Amédée Prosper Djiguimdé, chargé du Bureau de l’OMS RDC; le chargé d’urgence, Dr Gervais Folefack, coordonnateur du programme des urgences à l’OMS RDC ainsi que Dr Christian Ngandu qui a représenté la direction de lutte contre la maladie pour le compte du ministère de la Santé publique, hygiène et prévention.

A en croire le Dr Gervais Folefack, coordonnateur du programme des urgences à l’OMS RDC, cet atelier de cinq jours était d’une importance capitale et a été ponctué par des exercices de simulations et de l’utilité qu’elle présente en cas d’une préparation éventuelle d’une situation urgente.

Il a estimé que cet atelier a été, certes, un succès d’autant plus que cela leur a permis de mieux s’accorder lorsqu’on va sur terrain pour mieux répondre ensemble face aux urgences de santé publique qui se présentent.

Bien plus, Dr Folefack s’est dit très confiant des connaissances apprises au cours de cet atelier de formation et a profité de cette occasion pour remercier les collègues du ministère de la Santé publique pour leur participation active.

Il a déclaré qu’à travers cet exercice ils ont réussi à contribuer pour un effectif important de personnel en cas d’urgence sanitaire. Ainsi, il a conclu que ces cadres ne pourront pas seulement être déployés en RDC mais aussi dans d’autres pays africains puisqu’il existe certains pays africains qui n’ont jamais connus autant de situation d’urgence à l’instar de la RDC.

Il sied de signaler qu’à l’issue de cette formation, le Dr John Kombe du ministère de la Santé publique a estimé que cet atelier leur a permis de mieux rencontre leur attente et de mieux parler désormais d’une seule voix. Et une autre participante de s’exprimer à cette même occasion en ces termes : « Cette formation tombe juste à point nommé car du coté ministère, ils sont en train d’améliorer la mise en œuvre de l’approche SGI par rapport à la gestion des urgences sanitaires en RDC».

Signalons qu’en sa qualité de chargé de Bureau de l’OMS en RDC, Dr Amédée Prosper Djiguimdé avait procédé à l’ouverture de cet atelier de formation sur le système de gestion des incidents et des procédures opérationnelles normalisées en situation d’urgence. Ce dernier avait affirmé que la réponse aux urgences de santé publique nécessite un pool adéquat de professionnels de l’OMS qui soient non seulement dévoués, qualifiés et à la fois expérimentés pour mieux soutenir la réponse de manière suffisante au niveau du pays durant les temps de crise humanitaire ou de catastrophe.

Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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