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Équateur : 10 millions USD de la Banque Mondiale pour renforcer la qualité des soins en poste Ebola

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Le ministre national de la Santé publique, hygiène et prévention, Jean-Jacques MBUNGANI, a fait un aller-retour Kinshasa-Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur, ce samedi 16 avril 2022. Objectif : lancr officiellement le projet de réponse multisectorielle en poste EBOLA dans la province de l’Equateur.

La cérémonie s’est déroulée dans la grande salle Bébé Iyongo du bâtiment administratif de cette province en présence du gouverneur Dieudonné Boloko Bolombu Bobo et une forte délégation du ministère venue de Kinshasa.

Le coût global du projet est de 10 millions de dollars américains financé par la Banque Mondiale, dont les 6 millions seront exécutés par l’UNICEF et 4 millions par l’OMS.

À en croire le ministre, le projet va durer un an tel que fixé par les experts de la Santé publique en vue de renforcer la qualité des soins en poste EBOLA.

En outre, cet appui vise également le changement de comportement social avec des services adéquat en eau saine et salubre, hygiène aux points des soins, participation des acteurs, assainissement adéquat et élimination adéquate des déchets, a expliqué le ministre.

Notons que pour la mise en œuvre de ce projet, le ministre a remis symboliquement à la province 36 motos de marque DT Yamaha type 125 sur un total de 60 tel que prévu, afin de couvrir 18 Zones de santé que regorge la province de l’Équateur.

‹‹Ces moyens de transport ont apporté un plus aux difficultés logistique qu’éprouvait la province de l’Équateur et vont aider les corps soignant à faire des dépistages rapide en cas d’urgence››, a dit le gouverneur Bobo.

Signalons que ce premier lot ne concerne que les trois zones de santé de Wangata, Bolenge et Mbandaka.

Le gouverneur de province a prodigué des conseils sages aux usagers de ces dons avant de remettre les clés au ministère provincial de tutelle qui, à son tour, a remis au chef de division et ce dernier aux médecins chef des zones.

Eric Liyenge/CONGOPROFOND.NET

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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