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Kinshasa sous les eaux : Le stade Tata Raphaël noyé après la pluie du 14 janvier
La pluie qui s’est abattue sur Kinshasa ce mercredi 14 janvier 2026 n’a pas seulement rafraîchi l’atmosphère de la capitale. Elle a surtout laissé derrière elle un spectacle saisissant au stade Tata Raphaël. En l’espace de quelques heures, cette infrastructure sportive emblématique s’est transformée en un vaste plan d’eau, au point d’être ironiquement rebaptisée par les riverains « le fleuve Tata Raphaël ».
Une infrastructure dépassée par les intempéries
Les images et témoignages recueillis sur place sont éloquents : pelouse totalement submergée, pistes impraticables, gradins cernés par l’eau. Cette situation met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des infrastructures publiques face aux pluies diluviennes, devenues récurrentes à Kinshasa. Le système de drainage du stade, manifestement défaillant, n’a pas résisté à l’intensité des précipitations.
Colère et inquiétudes des Kinois
Sur les réseaux sociaux comme dans les conversations de quartier, l’indignation est palpable. Pour de nombreux Kinois, cet épisode est le symbole d’un manque criant d’entretien et de prévoyance. « Comment un stade de cette importance peut-il se transformer en fleuve après une seule pluie ? », s’interrogent certains, pendant que d’autres dénoncent l’abandon progressif des infrastructures sportives nationales.
Un signal d’alarme pour les autorités
Au-delà de l’anecdote et de l’ironie populaire, la situation du stade Tata Raphaël sonne comme un avertissement. À l’approche de la saison des pluies, la question de la réhabilitation des infrastructures, du curage des caniveaux et de la gestion des eaux pluviales se pose avec urgence. Faute de réponses concrètes, Kinshasa risque de voir se multiplier ces scènes de désolation, où stades, avenues et quartiers entiers se transforment en véritables fleuves urbains.
Tchèques Bukasa
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Kananga : Micheline Ombae Kalama au CISM de Lukonga pour évaluer la prise en charge des victimes de VBG
En séjour de travail à Kananga, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae Kalama, poursuit ses activités de terrain. Mardi 21 avril, elle s’est rendue au Centre intégré des services multisectoriels (CISM) installé à l’Hôpital général de référence de Lukonga, dans la commune de Lukonga, afin de se rendre compte du fonctionnement de cette structure dédiée à la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre.

À son arrivée, la ministre et sa délégation ont été accueillies par le représentant du bourgmestre de Lukonga. Dans son mot de bienvenue, celui-ci a salué cette visite officielle et réaffirmé la détermination des autorités communales à lutter contre les violences sexuelles et les VBG, un phénomène qui continue de toucher de nombreuses familles.
Le médecin directeur de l’Hôpital général de référence de Lukonga a, pour sa part, présenté le Centre intégré des services multisectoriels. Il a expliqué le rôle joué par cette structure dans l’accompagnement des survivantes, notamment à travers les soins médicaux, l’appui psychosocial et l’orientation vers les services judiciaires.

La ministre a ensuite visité les différentes salles du centre. Elle a échangé avec le personnel soignant et les responsables du CISM, s’intéressant aux conditions de travail ainsi qu’aux difficultés rencontrées dans la prise en charge des victimes.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée qu’effectue la ministre à Kananga, avec un accent particulier sur les actions de lutte contre les violences basées sur le genre. À travers cette descente, elle entend évaluer les dispositifs existants et encourager les acteurs engagés sur le terrain à poursuivre leurs efforts.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
