Actualité
Kinshasa sous les eaux : Le stade Tata Raphaël noyé après la pluie du 14 janvier
La pluie qui s’est abattue sur Kinshasa ce mercredi 14 janvier 2026 n’a pas seulement rafraîchi l’atmosphère de la capitale. Elle a surtout laissé derrière elle un spectacle saisissant au stade Tata Raphaël. En l’espace de quelques heures, cette infrastructure sportive emblématique s’est transformée en un vaste plan d’eau, au point d’être ironiquement rebaptisée par les riverains « le fleuve Tata Raphaël ».
Une infrastructure dépassée par les intempéries
Les images et témoignages recueillis sur place sont éloquents : pelouse totalement submergée, pistes impraticables, gradins cernés par l’eau. Cette situation met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des infrastructures publiques face aux pluies diluviennes, devenues récurrentes à Kinshasa. Le système de drainage du stade, manifestement défaillant, n’a pas résisté à l’intensité des précipitations.
Colère et inquiétudes des Kinois
Sur les réseaux sociaux comme dans les conversations de quartier, l’indignation est palpable. Pour de nombreux Kinois, cet épisode est le symbole d’un manque criant d’entretien et de prévoyance. « Comment un stade de cette importance peut-il se transformer en fleuve après une seule pluie ? », s’interrogent certains, pendant que d’autres dénoncent l’abandon progressif des infrastructures sportives nationales.
Un signal d’alarme pour les autorités
Au-delà de l’anecdote et de l’ironie populaire, la situation du stade Tata Raphaël sonne comme un avertissement. À l’approche de la saison des pluies, la question de la réhabilitation des infrastructures, du curage des caniveaux et de la gestion des eaux pluviales se pose avec urgence. Faute de réponses concrètes, Kinshasa risque de voir se multiplier ces scènes de désolation, où stades, avenues et quartiers entiers se transforment en véritables fleuves urbains.
Tchèques Bukasa