Actualité
Bukama sous tension : « Ensemble pour la République » exige une Commission d’enquête parlementaire après de graves allégations contre les FARDC
Le Groupe parlementaire Ensemble, conduit par Christian Mwando Nsimba Kabulo, a officiellement saisi, ce mercredi 14 janvier 2026, le président de l’Assemblée nationale afin d’obtenir la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les violences survenues à Bukama, dans la province du Haut-Lomami.
Des événements meurtriers au quartier Kisanga Bioni
Les faits remontent à 3 jours plus tôt, dans le quartier Kisanga Bioni, où des troubles d’une rare gravité ont été signalés. Selon les informations relayées par le Groupe Ensemble, une dizaine de civils auraient trouvé la mort, plusieurs autres auraient été grièvement blessés, tandis que des centaines de personnes auraient été arrêtées de manière arbitraire lors d’opérations menées par des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Des versions contradictoires, la vérité attendue
Ces allégations contrastent fortement avec les versions officielles avancées par certaines autorités, alimentant un climat de confusion et de suspicion autour des événements. Pour le Groupe parlementaire Ensemble, seule une enquête indépendante et parlementaire est à même d’établir les responsabilités, de faire toute la lumière sur les faits et de garantir que justice soit rendue aux victimes.
Un appel à la responsabilité de l’État
En saisissant le président de l’Assemblée nationale, Ensemble entend rappeler le rôle de contrôle du Parlement et interpeller l’État sur son obligation de protéger les populations civiles, y compris dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre. La création d’une commission d’enquête apparaît ainsi comme un test majeur pour la crédibilité des institutions et le respect des droits humains en République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Sports
Haut-Uele – Ituri : les journalistes se donnent rendez-vous à Aru pour célébrer la liberté de la presse
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, les professionnels des médias du Haut-Uele et de l’Ituri s’apprêtent à vivre un moment inédit de partage, de réflexion et de fraternité à Aru, du 02 au 03 mai 2026.
En prélude à cette journée mondiale, les journalistes en provenance des territoires de Watsa et Faradje, réunis au sein de l’AS Presse Haut-Uele, intensifient déjà leurs séances d’entraînement. Objectif : être fin prêts pour le match de gala qui les opposera à leurs confrères de l’AS Presse Aru, dans une rencontre symbolique placée sous le signe de l’unité et de la cohésion professionnelle.
Selon le programme officiel, les activités débuteront le samedi 02 mai par l’accueil des participants venus de Watsa et Faradje. La journée se poursuivra par un déplacement vers Ariwara, où des visites guidées sont prévues dans différents organes de presse ainsi que dans certaines structures économiques locales. Cette immersion vise à favoriser le partage d’expériences et la découverte du paysage médiatique et socio-économique de la région. Les participants regagneront Aru en fin de journée pour un moment de détente.
Le dimanche 03 mai, journée dédiée à la célébration proprement dite, s’ouvrira par un petit-déjeuner collectif, suivi de visites de médias locaux. L’ouverture officielle des activités sera marquée par un café médiatique, cadre d’échanges sur les réformes de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) ainsi que sur les réalités du métier de journaliste en province.
Point d’orgue de cette commémoration, le match de gala opposera, à 15h30 au stade Tata Autsai d’Aru, l’AS Presse Haut-Uele — composée des journalistes venus de Watsa et Faradje — à l’AS Presse Aru. Bien au-delà de l’enjeu sportif, cette rencontre se veut un symbole fort de solidarité, de rapprochement et de vivre-ensemble entre professionnels des médias de deux provinces voisines.
Les festivités se clôtureront par une soirée de gala, mêlant détente, réseautage et animation culturelle, dans une ambiance conviviale.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent non seulement célébrer la liberté de la presse, mais aussi renforcer les liens entre journalistes, promouvoir l’éthique professionnelle et encourager une presse engagée au service du développement local.
Junior kasamba/Congoprofond.net
