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Suspension des visas d’immigration américains : 75 pays, dont la RDC, frappés par un durcissement sans précédent

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C’est une décision qui tombe comme un couperet pour des milliers de personnes nourrissant le rêve américain. À partir du 21 janvier 2026, les États-Unis ont officiellement suspendu le traitement des visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays, en majorité africains. Parmi eux figure la République démocratique du Congo, directement concernée par cette nouvelle orientation restrictive de la politique migratoire de Washington.

Une mesure ciblée, mais aux effets étendus

Cette suspension ne concerne pas les visas dits non-immigrants ( tourisme, affaires ou études ) qui restent, pour l’instant, délivrés normalement. En revanche, les visas ouvrant droit à la résidence permanente sont désormais gelés, plongeant dans l’incertitude de nombreuses familles et candidats déjà engagés dans des procédures souvent longues et coûteuses.

Le critère de la « charge publique » au cœur de la réforme

Selon le Département d’État américain, cette décision s’inscrit dans une révision en profondeur des mécanismes d’attribution des visas d’immigration. Au centre de cette réforme figure le critère controversé de la « charge publique », destiné à évaluer le risque qu’un futur immigrant dépende des aides sociales une fois installé aux États-Unis. Ce durcissement vise, selon les autorités américaines, à renforcer l’autonomie économique des nouveaux résidents permanents.

Une Afrique largement concernée

La liste des pays touchés est particulièrement longue sur le continent africain. Outre la RDC, elle comprend notamment l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Maroc, le Nigéria, le Rwanda, le Sénégal, la Somalie, le Soudan, la Tunisie, l’Ouganda et la Tanzanie, entre autres. Une décision qui risque d’accentuer le sentiment de marginalisation de nombreuses populations face aux politiques migratoires occidentales.

Consignes strictes aux représentations diplomatiques

Les ambassades et consulats américains des pays concernés ont reçu des instructions claires : cesser la délivrance des visas d’immigration « jusqu’à nouvel ordre ». Aucune date de reprise n’a été annoncée, laissant planer une incertitude totale sur l’issue de cette suspension, conditionnée à une réévaluation complète des critères et procédures en vigueur.

Un choc humain et social majeur

Pour les candidats à la réunification familiale, les travailleurs qualifiés et les familles déjà engagées dans des démarches administratives parfois interminables, cette annonce sonne comme l’érection d’un nouveau mur sur la route migratoire. Au-delà des chiffres et des procédures, la mesure pourrait entraîner des conséquences humaines lourdes, dans un contexte mondial où les politiques migratoires se font de plus en plus restrictives et sélectives.

Dorcas Ntumba

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Kananga : Micheline Ombae Kalama au CISM de Lukonga pour évaluer la prise en charge des victimes de VBG

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En séjour de travail à Kananga, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae Kalama, poursuit ses activités de terrain. Mardi 21 avril, elle s’est rendue au Centre intégré des services multisectoriels (CISM) installé à l’Hôpital général de référence de Lukonga, dans la commune de Lukonga, afin de se rendre compte du fonctionnement de cette structure dédiée à la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre.

À son arrivée, la ministre et sa délégation ont été accueillies par le représentant du bourgmestre de Lukonga. Dans son mot de bienvenue, celui-ci a salué cette visite officielle et réaffirmé la détermination des autorités communales à lutter contre les violences sexuelles et les VBG, un phénomène qui continue de toucher de nombreuses familles.

Le médecin directeur de l’Hôpital général de référence de Lukonga a, pour sa part, présenté le Centre intégré des services multisectoriels. Il a expliqué le rôle joué par cette structure dans l’accompagnement des survivantes, notamment à travers les soins médicaux, l’appui psychosocial et l’orientation vers les services judiciaires.

La ministre a ensuite visité les différentes salles du centre. Elle a échangé avec le personnel soignant et les responsables du CISM, s’intéressant aux conditions de travail ainsi qu’aux difficultés rencontrées dans la prise en charge des victimes.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée qu’effectue la ministre à Kananga, avec un accent particulier sur les actions de lutte contre les violences basées sur le genre. À travers cette descente, elle entend évaluer les dispositifs existants et encourager les acteurs engagés sur le terrain à poursuivre leurs efforts.

Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net

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