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Kinshasa sous le choc : Le commerçant Freddy Ekofo abattu lors d’un braquage à Yolo-Sud

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La nuit de samedi a plongé le quartier Yolo-Sud, dans la commune de Kalamu, dans une atmosphère glaciale. Freddy Ekofo, commerçant bien connu du Grand Marché de Kinshasa, a été tué lors d’un braquage à main armée, déclenchant une onde de choc dans toute cette partie populaire de la capitale.

Un crime brutal en plein quartier

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, Freddy Ekofo aurait été pris en filature par des individus circulant à moto alors qu’il transportait des biens de valeur, notamment des bijoux en or.
L’attaque s’est produite en quelques instants. Les assaillants, armés, auraient intercepté leur cible avant d’ouvrir le feu pour s’emparer de ses effets personnels.

« Ils sont arrivés à moto… on a entendu des cris, puis des coups de feu. Quand les gens se sont approchés, le monsieur était déjà au sol », confie un habitant encore bouleversé.

La scène, aussi soudaine que violente, s’est déroulée sous les yeux de plusieurs riverains, transformant une soirée ordinaire en tragédie collective.

Un quartier figé par la peur

Dimanche 15 mars, un jour après le forfait, l’atmosphère était lourde et silencieuse dans les avenues de Yolo-Sud. De Camp-Pinzi à Ezo-Kimpwenza, en passant par Hôtel Pegal, Université-Ezo, Wagenia, Baboro, Bambili, Mole jusqu’aux abords de Kapela, près de la paroisse catholique Saint-Gabriel, les habitants évoquent un climat de peur mêlé d’indignation.

Dans les ruelles menant vers le tunnel reliant l’école Mwinda, l’hôtel Pegal et l’hôpital Mabanga, les conversations tournent toutes autour du même drame.

Freddy Ekofo n’était pas un inconnu dans ce quartier populaire. Commerçant actif, homme sociable et apprécié, il était considéré par beaucoup comme « un fils du quartier ».

Une femme qui affirme l’avoir connu depuis l’enfance peine à contenir son émotion : « Nous sommes sous le choc. Ya Freddy a été tué dans son propre quartier. Nous demandons qu’une enquête sérieuse soit menée pour que justice soit faite. »

Un ami d’enfance, lui aussi bouleversé, raconte avec une voix brisée : « Le matin même, nous étions ensemble. Il m’avait dit qu’on se reverrait le soir… mais le soir, on a appris qu’il avait été tué. »

Entre tristesse et colère

Dans les rues de Yolo, les habitants oscillent entre tristesse, colère et incompréhension. Des groupes se forment aux coins des avenues, chacun tentant de reconstituer les dernières minutes de la victime.

Certains parlent d’un « samedi noir », d’autres d’un signe inquiétant qui confirme la montée de la criminalité dans la capitale.

Le drame a rapidement enflammé les réseaux sociaux où commerçants et habitants dénoncent la recrudescence des braquages nocturnes.

Kinshasa face à l’ombre persistante de l’insécurité

Ce meurtre relance une fois de plus le débat sur l’insécurité urbaine à Kinshasa. Entre pickpockets, braqueurs motorisés et gangs urbains communément appelés Kuluna, de nombreux quartiers de la capitale vivent dans une inquiétude permanente.

Malgré certaines opérations sécuritaires lancées par les autorités, la population continue de dénoncer un sentiment d’abandon face à la criminalité.

La mort tragique de Freddy Ekofo, au-delà d’un simple fait divers, apparaît désormais comme un symbole : celui d’une ville où la peur s’invite jusque dans les rues familières, là où l’on pensait être chez soi.

Et dans les ruelles de Yolo-Sud, une question revient comme un refrain amer : qui sera le prochain ?

Barca Horly Fibilulu Mpia

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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute

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La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.

Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée

Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.

Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».

La question sensible des violences

L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.

Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».

Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.

Une gestion “familiale” de la situation ?

Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.

Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.

Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.

Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.

Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

 

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