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Kinshasa : Vive contestation à Binza Delvaux contre la construction d’une morgue en plein quartier résidentiel !
Les habitants du quartier Kimpe–Binza Delvaux, dans la commune de Ngaliena à Kinshasa, montent au créneau contre un projet de construction d’une morgue au cœur de leur zone d’habitation. Ils ont adressé leur cri d’alarme au gouverneur de la ville et à plusieurs autorités nationales et provinciales, tout en exprimant leur vive inquiétude et exigeant l’arrêt immédiat des travaux.

Une infrastructure jugée incompatible avec un quartier d’habitation
Au cours d’un entretien avec CONGOPROFOND.NET, les résidents affirment avoir découvert l’installation en cours d’une infrastructure destinée à servir de morgue sur les avenues du Marché et Tribunal, au sein du quartier Kimpe–Binza Delvaux.
S’ils reconnaissent l’importance de l’initiative privée dans le développement économique, les habitants estiment néanmoins que certaines infrastructures sensibles doivent impérativement être implantées dans des zones appropriées, conformément aux normes d’urbanisme, de santé publique et de protection de l’environnement.
Selon eux, l’implantation d’une morgue dans une zone strictement résidentielle soulève de sérieuses interrogations et pourrait porter atteinte à la qualité de vie des riverains.
Craintes sanitaires et psychologiques
Les habitants évoquent plusieurs risques liés à la conservation et à la manipulation des dépouilles mortelles. Ils redoutent notamment des impacts sanitaires et environnementaux susceptibles d’affecter les populations vivant à proximité immédiate.
Au-delà de ces préoccupations, les habitants évoquent également les conséquences psychologiques et sociales pour les familles et les enfants du quartier, qui se retrouveraient quotidiennement exposés à une infrastructure associée à la mort.
Pour eux, une telle installation pourrait profondément modifier l’environnement social et l’atmosphère du quartier.
Les habitants dénoncent l’absence de consultation
Autre grief majeur soulevé par les résidents : l’absence de consultation préalable.
Les habitants affirment n’avoir été ni informés ni consultés avant le démarrage des travaux. Ils regrettent également le manque de communication des autorités compétentes autour de ce projet qu’ils jugent particulièrement sensible pour un quartier d’habitation.
Cette situation alimente, selon eux, un sentiment d’incompréhension et d’injustice au sein de la communauté locale.
Des exigences adressées aux autorités
Face à cette situation, les résidents du quartier Kimpe–Binza Delvaux demandent aux autorités de prendre des mesures urgentes.
Ils sollicitent notamment :
– la suspension immédiate des travaux liés à cette infrastructure ;
– la vérification de la conformité administrative, sanitaire et environnementale du projet par les services compétents ;
– et la relocalisation éventuelle de la morgue dans une zone appropriée, conforme aux normes d’aménagement urbain et de santé publique.
Une démarche présentée comme citoyenne
Les habitants tiennent toutefois à préciser que leur démarche n’est pas dirigée contre le promoteur du projet ni contre l’initiative entrepreneuriale.
Selon eux, leur mobilisation vise avant tout à préserver la salubrité publique, la tranquillité des riverains et le cadre de vie d’un quartier résidentiel.
Une correspondance sera transmise pour information à plusieurs autorités, notamment à la Présidence de la République, à la Primature, aux ministères de la Santé, de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, ainsi qu’aux autorités provinciales de Kinshasa.
En attendant une réaction officielle, la tension reste vive dans ce coin de la commune de Ngaliena, où les habitants disent rester mobilisés pour défendre leur environnement immédiat.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
