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Kinshasa : la population paie le prix de la grève des taxis et taxi-bus face aux tracasseries des agents routiers
La grève déclenchée par les chauffeurs de taxis et taxi-bus ce lundi 16, premier jour de la troisième semaine du mois de mars, perturbe fortement la mobilité à Kinshasa. À l’origine de ce mouvement, les conducteurs dénoncent les tracasseries dont ils seraient victimes lors des contrôles routiers organisés depuis plusieurs mois par des agents chargés de la circulation.
Même lorsqu’ils affirment être en règle, plusieurs chauffeurs se plaignent de contrôles répétitifs et d’interpellations qui les empêchent de travailler dans des conditions normales.
Cette situation a poussé de nombreux conducteurs à suspendre leurs activités, provoquant un manque visible de moyens de transport dans plusieurs axes de la capitale. Depuis les premières heures de la matinée, de nombreux habitants peinent à rejoindre leurs lieux de travail, les écoles ou leurs différentes occupations, faute de taxis et de bus de transport en commun.

Profitant de cette rareté, les taxis-motos sont devenus le principal moyen de déplacement dans plusieurs quartiers. Toutefois, les tarifs ont fortement augmenté : certaines courses qui coûtaient habituellement 2 000 francs congolais sont désormais facturées jusqu’à 4 000 francs, tandis que celles de 3 000 francs peuvent atteindre 5 000 voire 6 000 francs. Pour les personnes qui ne peuvent pas supporter ces coûts, la seule option reste de parcourir de longues distances à pied.
Face à cette situation, plusieurs habitants expriment leur frustration et estiment être les premières victimes de ces tensions entre conducteurs et agents de contrôle. Dans un contexte économique déjà difficile pour de nombreux ménages, la perturbation du transport public complique davantage le quotidien de la population kinoise, qui appelle les autorités à trouver rapidement une solution afin de rétablir la circulation normale dans la ville.
Dorcas Mwavita