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Kinshasa : Selembao, le raccourci infernal !

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Selembao, l’artère principale reliant le centre ville de Kinshasa de son Ouest allant de l’UPN, passé par la commune de Bumbu puis celle de Bandalungwa, offre une identité critique continuelle de son état sordide et délabré.

 

Cette route prise en raccourci, qui devrait à priori soulager la population en termes de temps et de finance, perd toute sa qualité salvatrice au regard de son état impraticable. Pourtant, cette artère devrait permettre aux populations de l’extrême ouest d’atteindre facilement le centre ville avec un coup réduit de transport, en un temps record.

 

M. Jean connu sous le sobriquet de « Double brassard », le célèbre chargeur des bus, parle d’un abandon au mieux, l’oubli des autorités compétentes habiles aux décisions connexes, qui annihile davantage cette route.

 

« Ces autorités-là ne prennent jamais cette route. Elles ne s’arrêtent que sur Gombe, Macampagne et les quartiers chics. Je ne pense pas qu’elles ont une idée de ce qui se passe ici… L’engouement qu’il y avait dans le temps s’abroge à petit feu. Surtout après la pluie, cette route devient invivable ; tout le monde devient sale avec la boue, sans parler de l’embouteillage», a déclaré le chargeur le plus connu de Selembao, “Double brassard”, traduite du Lingala.

 

Fiston Masudi, 36 ans, chauffeur d’un taxi bus, renseigne qu’il s’agit du manque d’entretien de cette route : « je conduis ici depuis plus de 10 ans, je n’ai jamais vu cette route dans un état de praticabilité. C’est toujours aussi boueuse et des nids-de-poule naissent au quotidien sans parler de ce grand trou qui crée des embouteillages inutiles et cause des sérieuses pannes aux véhicules… et même des gens bien vêtus ne peuvent plus prendre cette route de peur qu’ils soient sauvagement souillés par cette boue. un moment, ils viendront jeté quelques caillasses et puis, c’est tout. Plus aucun entretien ne s’en suivra. Ce n’est pas normal».

 

Conspuée, une tranche de la population contrainte d’utiliser ce trafic s’arme en conséquence et l’habitude impérative s’impose. Les déclarations en masse recommandent à l’Etat de s’imprégner de cette situation pour permettre à la population de vaquer librement à ses occupations.

 

 

 

Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET