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Inscription de la Rumba au patrimoine de l’UNESCO, un atelier méthodologique ouvert à Pullman Hôtel

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Il s’est ouvert à Kinshasa, le jeudi 27 février 2020, un atelier méthodologique de deux jours pour l’inscription de la rumba congolaise sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

 

Dans son discours d’ouverture, Jean-Pierre ILBOUDO, chef du bureau de l’UNESCO à Kinshasa, a laissé entendre qu’il était dans la grande joie d’être à cet atelier sur la rumba alors qu’il est du Burkina Faso et que la jeunesse de son pays a été endiablée par la rumba congolaise. Il a tenu à féliciter les gouvernements des deux Congo et, en particulier, les ministres de la Culture qui ont pris cette initiative de s’associer pour préparer ensemble le dossier de candidature de la rumba congolaise pour son inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

 

Il a également saluer tous les experts, musiciens, musicologues qui contribuent, chacun à sa façon, à collecter les informations, à témoigner sur l’histoire de cette musique-danse très particulière que nous connaissons et apprécions.

 

 

Le chef du bureau de l’UNESCO a souligné que l’inscription sur cette liste « est un label, reconnaissance internationale ». C’est par ce mot qu’il a montré l’importance de cette inscription de la rumba sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité au titre de la Convention de l’UNESCO de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

 

La liste compte aujourd’hui 429 éléments et l’Afrique centrale n’en a que deux: la musique polyphonique des pygmées Aka de la RCA et le tambour du Burundi. C’est vraiment très peu pour l’Afrique centrale qui est riche en diversité culturelle.

 

La rumba congolaise est connue et dansée dans le monde entier, mais il faudrait un label, ce qui veut dire que les gouvernements de deux Congo, mais aussi des autres pays d’Afrique, mélomanes mais aussi la communauté internationale ont la responsabilité de la sauvegarder, de la faire connaître davantage.

 

Qu’en est-il des critères pour l’inscription de la rumba sur la liste ?

 

 

Le chef de bureau de l’UNESCO à Kinshasa a précisé qu’il y en a 5 sur le plan technique. Et, c’est ainsi qu’il a supplié les experts qui ont pensé que la rumba remplit ces critères d’avancer avec ce dossier. C’est la raison pour laquelle l’UNESCO est présente à l’atelier pour accompagner ce processus, apporter son expertise et jouer le rôle de facilitateur, en contribuant à la mise en place d’un Comité conjoint de rédaction de ce dossier de candidature.

 

 

Pour Mfumu, le vice président du Comité scientifique du Congo-Brazzaville pour la mise en oeuvre de la Convention de 2003 sur la rumba congolaise, « c’est déjà un grand pas vers la victoire.  » « Moi et mes collègues de Congo-Kinshasa, avons pris l’initiative d’aller ensemble présenter la candidature pour l’inscription de cette bonne musique. Il y a les autres pays d’Afrique qui ont un ou deux musiciens qui exécutent la rumba, on pense les associer prochainement, mais pour le moment, les deux Congo s’en occupent « , a-t-il expliqué à CONGOPROFOND.NET.

 

 

 

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : Le FPI passe au crible l’impact de ses projets à Butembo

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Une délégation du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) séjourne à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, depuis ce lundi 16 mars 2025. Cette mission vise à évaluer les impacts socio-économiques des projets financés par cette institution publique en 2020, afin d’en mesurer les retombées concrètes sur le développement local.

 

Conduite par Mbuyu Mukalayi Cédric, la délégation a entamé ses activités par une visite de courtoisie à l’autorité urbaine de la ville. Une démarche protocolaire destinée à présenter officiellement les objectifs de la mission et à solliciter l’accompagnement des autorités locales.

Des projets passés à l’épreuve des résultats

À l’issue des civilités présentées à la mairie, représentée par le chef de division urbaine ad intérim, Bwambale Mughanirya Gibert, le chef de mission a expliqué la portée de cette descente sur le terrain.

« Nous sommes venus à Butembo pour présenter nos civilités au maire et surtout pour évaluer les impacts socio-économiques des projets financés par le FPI en 2020. Comme de coutume, lorsque les promoteurs ont apuré leurs dettes vis-à-vis de l’institution, la direction des études procède à une évaluation rétrospective afin d’apprécier les résultats et les retombées de ces investissements », a-t-il déclaré.

15 jours pour analyser les retombées économiques

Selon le responsable de la délégation, cette mission d’évaluation s’étendra sur une période de quinze jours. Les experts du FPI devront examiner, sur le terrain, la performance des projets soutenus par le Fonds, leur impact sur la création d’emplois, l’activité économique locale ainsi que leur contribution au développement industriel.

Ce travail d’analyse permettra également d’identifier les défis rencontrés par les promoteurs et de tirer des enseignements utiles pour les futurs financements.

Le FPI, levier de promotion industrielle
Créé par l’ordonnance n°89-171 du 7 août 1989, le Fonds de promotion de l’industrie a été transformé en établissement public à caractère administratif et financier doté de la personnalité juridique. Il est aujourd’hui régi par la loi n°08/009 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux établissements publics.

À travers ses financements, le Fonds poursuit plusieurs objectifs majeurs : la promotion et l’intégration de l’industrie locale, la valorisation des ressources nationales, l’encouragement des produits manufacturés, le soutien à la recherche appliquée et le développement des infrastructures économiques.

Autant de leviers qui font du FPI un acteur clé de la transformation industrielle et du développement économique en République démocratique du Congo.

Dalmond Ndungo / Congoprofond.

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