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Kinshasa : les étudiants de l’Université Loyola du Congo font promotion de l’interdisciplinarité

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Dans le souci de consolider les liens académico-fraternels existant entre les étudiants de l’université Loyola du Congo(ULC), le Conseil des étudiants en collaboration avec le Cercle culturel de la faculté de philosophie Saint Pierre Canisius, ont organisé ce mercredi 27 mars 2019 dans son amphithéâtre, une journée interfacultaire.

Autour du thème : « Penser les enjeux du bien-être de l’homme en Afrique Sub-Saharienne “, cette activité scientifique avait pour objectif de faire grande promotion de l’interdisciplinarité.
Cette relation, convient-il de souligner, est vécue au quotidien entre les étudiants de l’Université Loyola du Congo, qui émergent grâce à ces différentes options scientifico-techniques.

Pour ce faire, trois étudiants, chacun représentant sa discipline scientifique, ont réfléchi sur une même question, mais abordée selon une optique propre.

Pemier à intervenir, Russel Nsondey Monsengo. Jésuite de son état, il est étudiant en deuxième année de philosophie. Ce jeune philosophe a titré son exposé : « de la promotion interdisciplinaire de l’humanisme comme base du bien-être de l’homme au sud du Sahara ». Pour lui, penser le bien-être de l’homme en Afrique au sud du Sahara comporte le risque de sombrer dans un discours futuriste. À notre avis, estime-t-il, l’appréhension de ce dont peut être le bien-être dépend, pour beaucoup, de l’analyse de ce dont on se plaint. ” C’est ainsi que, la définition du bien-être, est entendue ici non seulement comme éradication des maux, mais aussi et surtout comme un devenir de restauration intégrale de l’homme, exigera une triade entre la détermination du mal dont souffre l’africain dont nous parlons, l’identification des moyens pour l’en tirer, et enfin la précision de l’actes à poser pour ce faire. Nous estimons que l’humanisme, en tant que valeur, pourrait servir de dénominateur à tous les domaines du savoir, pour la réussite dudit bien-être. La quête de cet humanisme devra partir des méandres de la culture noire-Africaine, pour en fin de compte culminer dans chaque acte notre quotidien. Par ailleurs, l’indulgence d’une telle entreprise ne pouvant être supportée par un seul domaine du savoir, voilà pourquoi nous en appelons à l’interdisciplinarité », a-t-il longuement expliqué.

Le deuxième intervenant, Christian Diawa, étudiant en master 2 en Sciences et technologies, a abordé cette question sous un angle purement technologique, qu’il nomme : « Au-delà de la simple rhétorique, les aises de l’africain se mirent dans les sciences et technologies ».

En résumé, il déclare :
« Avant l’entame de ce dont il est question, il est nécessaire d’attribuer aux termes « bien-être de l’homme » et « Afrique subsaharienne » des connotations cadrant dans notre contexte.
Par bien-être, nous sous-entendons un état agréable résultant de la satisfaction des besoins du corps et du calme d’esprit, une aisance matérielle qui permet une existence agréable : sortir dans l’idée de trouver facilement un taxi dans lequel on est confortable calme l’esprit et offre une aisance concrète.
Parler de l’Afrique subsaharienne, c’est comme s’intéresser à la vie de l’homme noir, le faible, le marginalisé, le démuni qui a toujours besoin d’aide et qui ne vit que de la dépendance occidentale ». Il se pose la question de savoir pourquoi l’Afrique ne se développe-t-il pas ?

A cette question, il répond brièvement de la manière suivant : « Le continent n’exploite pas ses nombreuses richesses et n’a pas su tirer les leçons des modèles sociopolitiques expérimentés à travers le monde. C’est une lapalissade de dire que l’Afrique est un continent riche, tant qu’elle regorge de ressources naturelles. Même si celles-ci ne sont pas inépuisables, l’Afrique est encore riche de ses terres en grande partie cultivables et de ses ressources humaines. Et pourtant, elle peine à se développer. Cependant, les sciences et technologies apportent une main palliative selon qu’elles le peuvent et qu’elles le doivent dans la mesure du possible ».

 

Le troisième conférencier, Claude Mbuyi, est étudiant master 2 de la faculté des sciences agrovétérinaires. Il a, pour sa part, reformulé son thème comme suit : « Aussi important qu’est l’oxygène pour l’homme, autant l’est la République démocratique du Congo pour le bien-être des noirs ». Et, il le résume de cette manière : « le bien-être est un ensemble de biens. Il faut trouver des solutions pour le bien-être de l’homme, en particulier de l’homme noir. Pour ce faire, il faut donc arriver à concrétiser tous les projets de développement. Il faudrait aussi savoir que, le bien-être est un champ très vaste. Sur le plan alimentaire, par exemple, la situation est au bas de l’échelle. La RDC est partie constitutive de la réponse à toutes ces préoccupations. Pour l’Afrique, la réponse est donc la RDC. Mais pour que tout cela se réalise et fasse un bon décollage, il faut une bonne gouvernance ».

En mettant la RDC au premier plan, comme moteur du développement de l’Afrique noire, le conférencier s’appuie sur la célèbre phrase de Frantz Fanon : « l’Afrique a la forme d’un revolver, dont la gâchette est tournée vers le Zaïre (Congo) ». Ainsi il conclut : « L’homme est appelé à bien vivre quel que soit son âge, son origine, son milieu de vie, ses mœurs…La question du bien-être de l’homme en Afrique subsaharienne est multidimensionnelle: au-delà de cet œil agronomique qui a ici abordé la question, une approche multisectorielle et intersectorielle sont importantes ».

Au terme de ce partage, les représentants de chaque faculté ont tour à tour pris la parole pour exprimer leurs sentiments.

Premièrement, le père professeur Kazadi Sj, doyen de la faculté des sciences et technologies. Le père doyen a vivement loué cette initiative prise par les étudiants, qui est celle d’organiser une journée interfacultaire, en vue de prôner l’interdisciplinarité, bien qu’elle soit encore à l’état embryonnaire.

Pour sa part, le père professeur Mboma Sj, doyen de la faculté des sciences agrovétérinaires, a dans son mot, insisté sur le bon vouloir de l’homme africain en quête de son bien-être. Cet homme qui est perpétuellement tenté par ce désir du changement ; l’envie de tout changer. « Cet homme-là aujourd’hui, c’est nous », a-t-il précisé. Il ajoute encore : «  pour que l’homme parvienne à gérer une nation, un continent, il faudrait tout d’abord qu’il apprenne à se gérer soi-même et à gérer ses propres biens. Chers étudiants, pour atteindre une bonne gouvernance, nous devons arriver à nous gouverner nous-mêmes, à gouverner nos auditoires… »

Il clôture son allocution en ces mots : « Si la bonne gouvernance doit venir de nous-même, retrouvons-nous plus tard, non pas pour énumérer les problèmes qui la freinent, mais pour proposer des solutions pour y parvenir ».

Cette série de prise de parole s’est achevée par le mot de remerciement du secrétaire du conseil des étudiants de la faculté de philosophie Saint Pierre Canisius et représentant du doyen de la faculté empêché, le camarade Donatien Nyembo Sj.

Après son mot, le camarade Régis Mbuyi Ngudie, étudiant paulinien en philosophie, a solennellement bouclé la mise par une prière de clôture.

Régis Ngudie/CONGOPROFOND.NET


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