Infrastructures
Kinshasa : Le 14e Congrès des Architectes d’Afrique s’achève, Francis Sossah élu nouveau président
Kinshasa a vibré au rythme de la 14e édition du Congrès des Architectes d’Afrique, tenue du 28 au 30 août 2025 au Centre Culturel et Artistique d’Afrique Centrale. Clôturé dans une ambiance solennelle, cet événement a réuni plus de 40 délégations issues du continent africain autour du thème : « Résilience des villes africaines face à l’exploitation minière, industrielle et aux catastrophes naturelles. »
Moment fort de ce congrès, l’élection du nouveau président de l’Union des Architectes d’Afrique (UAA). À l’issue du vote de l’Assemblée générale élective, *l’architecte ivoirien Francis Sossah* a été élu à la tête de l’organisation pour un mandat de trois ans. Sur 85 votants, il a obtenu la majorité, succédant ainsi à l’architecte béninois Joseph Vianou.
Soutenu par le Conseil National de l’Ordre des Architectes de Côte d’Ivoire, Francis Sossah a défendu une vision forte : bâtir une architecture enracinée dans le patrimoine africain, valorisant les matériaux locaux et les savoir-faire traditionnels. Il a appelé à une Union structurée, mobilisée et transparente, capable d’accompagner la transformation des villes africaines.
Présent à Kinshasa, *Nicos Nzila*, premier vice-président de l’Ordre des Architectes de la RDC, a salué l’élection de Sossah et félicité l’ensemble des participants pour la réussite de ces assises continentales.
Désiré Rex Owamba
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
