À la Une
Kinshasa : F. Tshisekedi, Sassou Nguesso, Boni Yayi à la messe des suffrages de Mme Germaine Djembo
Accompagnés de leurs épouses, les présidents Félix Antoine Tshisekedi ( RDC) et Denis Sassou Nguesso ( Congo) ont participé à la messe des suffrages organisée, mardi 15 septembre, en la cathédrale Notre Dame du Congo pour le repos de l’âme de Mme Germaine Djembo.
Le Président honoraire du Bénin, Thomas Boni YAYI, Mme Olive Lembe, épouse du sénateur KABILA, plusieurs officels du Congo Brazzaville et de Kinshasa ainsi que des membres de famille ont rempli cette cathédrale de Kinshasa.
Présidée par l’Archevêque de Kinshasa le Cardinal Fridolin Ambongo assisté du Cardinal Emerite M.Laurent Monsengwo et Mgr Kisonga, cette célébration eucharistique a été l’occasion pour l’Archidiocèse de Kinshasa de rendre un hommage à une fervente chrétienne engagée à la paroisse St Sacrement, au-delà de sa filiation présidentielle.
Dans son homélie, le Cardinal Fridolin a comparé la vie de Maman Germaine Djembo à celle de la venerable Tabita évoquée dans les Saintes écritures, une femme de foi dont le oeuvres envers les pauvres restera un témoignage indélébile.
Le cortège funèbre s’est ébranlée sur le boulevard Lumumba jusqu’à la nécropole de la N’sele où l’illustre disparue sera inhumée dans le strict respect de l’intimité familiale.
Dans son oraison funèbre prononcé au nom de la famille, le Cardinal Emerite Laurent Monsengwo a remercié l’assistance pour toute les marques de compassion.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
