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Kinshasa : des inciviques ont détruit des pavés devant la FIKIN et mis le feu sur la pelouse plantée à la hauteur de 8eme rue Limete !
L’incivisme prend de plus en plus de la place dans le chef des Kinois. Dans la nuit de dimanche à lundi 23 août dernier, des personnes non autrement identifiées ont mis du feu, sur la pelouse déjà aménagée à la hauteur de 8eme rue Limete résidentiel dans le cadre de l’aménagement des espaces verts dans la capitale. Aussitôt informé, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, s’est rendu sur place, lundi 23 août en début d’après midi.
En compagnie du bourgmestre de la commune de Limete, l’autorité urbaine a d’abord suivi les explications de la coordonnatrice de l’ONG qui exécute ces travaux d’aménagement sur ce tronçon. Puis, devant la presse, le patron de la Ville de Kinshasa a condamné cet acte qu’il qualifie de sabotage des efforts déjà déployés pour rendre cette partie de la ville belle et attrayante. Gentiny Ngobila a, une fois de plus, invité les Kinoises et les Kinois au sens élevé de patriotisme et surtout de l’amour de leur ville de Kinshasa.
« Tout ce que nous faisons c’est pour l’intérêt des Congolais et des Kinois en particulier. Après mon mandat, je n’emporterai pas tout ce que j’ai pu réaliser dans la ville de Kinshasa. Ça va rester pour la population kinoise. Donc, nous avons tous intérêt à protèger les biens publics », a martelé le Gouverneur Gentiny Ngobila.
Sur place, des témoins ont affirmé avoir aperçu la nuit des gens entrain d’asperger de l’essence sur la pelouse avant de mettre le feu. Curieux cela puisse paraître, le tronçon brûlé est à quelques encablures d’un sous commissariat de la police.
Un autre acte de sabotage a été aussi enregistré devant la Foire internationale de Kinshasa -FIKIN- où la RASKIN est entrain d’embellir les abords de la chaussée, partant de la première porte jusqu’à la deuxième entrée de la FIKIN.
Selon Christian Bwasi, chargé de l’embellissement de la ville au niveau de la RASKIN, des personnes non identifiées ont détruit, dans la nuit de lundi à mardi 24 août 2021, des pavés déjà posés, réduisant ainsi à zéro les efforts déjà fournis. Un acte que le patron de la ville de Kinshasa a à nouveau condamné.
Il sied de noter que dernièrement les poubelles placés par l’hôtel de ville sur le boulevard du 30 juin ont été également vandalisés.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
