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Kinshasa : des bus Transkin abandonnés en plein milieu de l’avenue Victoire !

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Un vrai parcours de combattant pour atteindre le rond-point Victoire depuis l’avenue de l’Université, dans la commune de Kalamu. Et pour cause ! Depuis 10h, des chauffeurs de ces bus ont abandonné en plein milieu de la chaussée leurs gros bus en signe de protestation contre les forces de la police nationale dont un élément aurait giflé l’un des transporteurs.

Ainsi, ce, receveurs voire des « chargeurs » ont publiquement exprimé leur indignation face à ce geste barbare.

Interrogé par CONGOPROFOND.NET, l’un des manifestants affirme que tout est parti du fait que le chauffeur avait refusé de payer au policier la somme quotidienne de 200 Fc que les éléments du Ciat de Kalamu prélèvent mafieusement chaque jour auprès des opérateurs des bus privés œuvrant au rond point Victoire.

« Ils ne bougeront de la route que lorsque ce bandit sera aux arrêts. Nous ne bougerons pas d’ici et cette route restera bouchée jusqu’à ce qu’il paie pour ce qu’il a fait. Il ne peut pas nous confondre aux bus 207 ! Ces bus appartiennent à l’État ! », ont tonné de manière éparpillée des agents trouvés sur place.

« Nous sommes dans un État de droit. Ce n’est plus le temps de l’anarchie comme on l’a connu jusqu’ici », a conclu l’un d’eux.

Il convient de noter que ces pratiques de tracasseries plusieurs fois dénoncées ont la peau dure à Kinshasa. Elles partent de la paie des taxes arbitraires jusqu’à l’agressivité et l’usage excessif de la force contre ces citoyens travaillant dans le secteur du trafic routier.

Moïse DIX/CONGOPROFOND.NET

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Kinshasa : Les « gratteurs » de l’iPhone, quand la photo de rue devient un business de survie

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À Kinshasa, où l’accès à l’emploi formel demeure un défi majeur pour la jeunesse, l’ingéniosité devient une arme de survie. Chaque jour, de nombreux jeunes inventent de nouvelles formes d’activités génératrices de revenus. Parmi elles, un phénomène urbain gagne du terrain : celui des photographes de rue armés d’iPhone.

Un smartphone comme seul outil de travail

Sans studio ni matériel professionnel, ces jeunes utilisent uniquement leur smartphone ( le plus souvent de la marque Apple ) pour capturer des clichés de passants. On les retrouve devant les supermarchés, les malls, dans les artères animées du centre-ville ou encore dans les lieux de forte affluence.

« Les gratteurs », une pratique qui interpelle

Surnommés « les gratteurs », ces photographes improvisés prennent des photos spontanées avant d’aborder leurs sujets. Les images sont ensuite proposées à un tarif unique, généralement fixé à 2 000 francs congolais par photo. Une offre simple, directe et accessible.

Souvenir express ou service alternatif

Pour certains clients, ces clichés représentent un souvenir instantané pris sur le vif ; pour d’autres, une solution rapide et moins coûteuse, évitant le passage par un studio photographique classique. Cette proximité et cette spontanéité séduisent une clientèle variée.

Entre controverse et résilience

Si cette activité divise l’opinion (oscillant entre débrouillardise créative et travail informel) elle illustre surtout la capacité d’adaptation de la jeunesse kinoise face à une réalité économique difficile. Loin d’être un simple effet de mode, ce phénomène traduit une lutte quotidienne pour la survie.

L’iPhone, symbole d’une économie informelle inventive

En attendant des solutions structurelles et durables à la crise de l’emploi, l’iPhone devient pour ces jeunes bien plus qu’un simple téléphone : un véritable outil de travail et de survie économique, au cœur de la capitale congolaise.

Désiré Rex Owamba

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