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Assemblée nationale : Kabund, la star à l’ élection du bureau définitif
Le vote se poursuit au temple national de la démocratie. Les 3/4 du quorum s’en allaient aux urnes au moment où nous mettions sous presse, pour élire la direction définitive de la chambre basse du parlement.
Le moment venu pour Kabund d’aller voter, on a pu entendre des cris de joie et d’encouragement venant majoritairement du balcon : » ye Wana Kabund, Kabund, ye Wana, ye wanaaaa ». Ce balcon, il faut le signaler, est constitué du public mixte, Journalistes et autres fonctionnaires du palais du peuple. Ce mouvement de soutien au prochain vice-président de l’Assemblée nationale a toute suite emporté quelques uns de ses collègues qui en ont profité pour manifester leur attachement au président ai de l’UDPS/TSHISEKEDI.
Pendant ce temps, les centaines d’élus nationaux de l’opposition parlementaire , qui représentent le 1/4 de l’Assemblée plénière, ont décidé de vider la salle. Pour cause: ils réclament deux postes au bureau définitif plutôt qu’un initialement prévu.
Rappelons, en outre, que la candidate à la présidence, Jeannine Mabunda du PPRD, est sans concurrent. Thomas LOKONDO, son challenger, ayant décidé de retirer sa candidature pour motif, dit-il, « de ne pas bloquer la marche de l’Assemblée ».
Même situation pour le candidat à la vice-présidence de l’Assemblée nationale, Jean Marc Kabund, qui se présente seul à ce poste.
Moïse DIX/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
