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Kinshasa : déguerpi pour occupation illégale de la parcelle de Mokia, Ngoyi Kasanji accuse Félix Tshisekedi !
L’ancien gouverneur du Kasaï Oriental, député national et cadre du Front commun pour le Congo( FCC), a été déguerpi ce lundi 17 août 2020 de sa résidence située dans la commune de la Gombe.
« On est entrain de me déguerpir présentement même sans que je sois notifié d’une décision de justice, l’acharnement sur la personne de Ngoyi kasanji Alphonse, un règlement des comptes politiques s’effectue en toute aisance dans un État de gangstérisme directionnel, j’ai compris », a-t-il alerté sur Twitter pendant que l’opération se déroulait.
À en croire l’élu de Mbujimayi sur la liste du PPRD, c’est l’actuel Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui est derrière cette opération en soutien à Gabriel Mokia avec qui ils étaient en contentieux devant les juridictions judiciaires.

« Il avait promis à son partenaire politique Mokia le mafieux, il a accompli avec faste cette promesse ce jour, sans être notifié au préalable d’une décision de justice et ayant tous mes titres de propriété je viens d’assister à la loi de la force que dicte l’homme fort du moment », a-t-il ajouté.
Sur la même concession numéro SU 104 avec le gouverneur de la Banque centrale, a-t-il fait remarquer, on ne m’expulse que moi, Ngoyi Kasanji Alphonse, avec une brutalité extrême. Voilà la raison de tous les changements brutaux observés. Une façon pour lui de dénoncer une fois de plus le dernier réaménagement fait par l’actuel Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi dans les Tribunaux et Cours d’Appel.
Pour les proches de Ngoyi Kasanji et quelques cadres du FCC, c’est un acharnement à l’endroit de ce défenseur de Joseph Kabila Kabange dans l’espace Kasaï. D’autres par contre estiment que les biens mal acquis ne profitent jamais. Cette catégorie de personnes rappelle qu’avant même l’arrivée de Félix Antoine Tshisekedi au pouvoir, il y a eu plusieurs décisions en faveur de Mokia Gabriel dont l’exécution souffrait.
À l’heure actuelle, les différents biens de la maison de Ngoyi Kasanji Alphonse sont jetés dans la rue.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
