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Passeport : bientôt le bout du tunnel, les Congolais attendent Fatshi au tournant !
Subsidiairement aux précédents communiqués de presse du 16 et 02 juillet, le ministère des Affaires Étrangères informe l’opinion publique que des avancées significatives, ont été enregistrées dans le processus de reprise de la gestion de production des passeports par l’État Congolais. Ceci ressort d’un communiqué de presse parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET le lundi 17 août 2020.
Il convient de signaler qu’après la fin du contrat intervenue entre la RDC et le consortium des sociétés du Groupe Semlex en date du 11 juin 2020, rappelle le document, l’équipe du gouvernement commise à la mission de transfert de l’infrastructure, du savoir-faire et des données techniques telle que prévu dans ce contrat vient de soumettre son rapport.
Par conséquent, le ministère rassure l’opinion que ses attentes en ce qui concerne la reprise effective de la production des passeports ainsi que les modalités d’obtention feront l’objet d’une communication dans les jours qui suivent.
La République démocratique du Congo (RDC) ne renouvellera pas le contrat controversé conclu en 2015 avec la société belge Semlex pour la fourniture de chers passeports biométriques, avait annoncé le porte-parole du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. « Le contrat de Semlex pour les passeports congolais ne sera pas reconduit en juin prochain »a affirmé le porte-parole, Kasongo Mwema Yamba Yamba, sur Twitter.
« La position de la RDC a déjà été clairement affirmée par Mme la ministre d’Etat aux AE (Affaires étrangères) » Marie Tumba Nzeza », avait-il ajouté.
Des organisations anti-corruption et 51 citoyens congolais ont dénoncé mercredi le contrat passé entre Kinshasa et la société belge qui fabrique les passeports biométriques congolais, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire à Bruxelles.
Ces ONG et les victimes congolaises se sont constituées parties civiles dans cette enquête pénale ouverte avec Semlex. Cette entreprise uccloise avait négocié un contrat pour la fabrication de passeports biométriques avec le régime de l’ex-président Joseph Kabila dans les années 2014-2015. Ces passeports sont facturés à 185 dollars aux ressortissants congolais, dont seuls, selon une enquête de l’agence de presse britannique Reuters, 65 USD reviennent au gouvernement congolais.
La population congolaise attend de l’administration Félix Antoine Tshisekedi une baisse considérable du prix des passeports, tels que promis dans une de ses communications avec la communauté congolaise à l’étranger.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
