Sécurité
Kinshasa : Bouclage mixte FARDC-PNC, 747 personnes interpellées et matériel saisi
Une opération de bouclage conjointe menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC) a abouti, ce jeudi 31 juillet, à l’interpellation de 747 personnes, dont 27 femmes, dans la capitale. Au cours de cette opération, plusieurs bidons d’alcool indigène et 14 sacs de chanvre ont également été saisis.
L’opération a ciblé les différents ports fluviaux situés le long de l’avenue des Poids Lourds, dans la commune de la Gombe. Cette action est une réponse directe aux plaintes de la population riveraine, victime d’actes de banditisme et d’insécurité.
Le commissaire provincial de la PNC Kinshasa, Israël Kantu, a expliqué que cette initiative est le résultat d’une mutualisation des efforts des hiérarchies policière et militaire pour répondre aux doléances de la population.
« Nous avons procédé à l’interpellation de ces personnes parmi lesquelles se trouvent des bandits urbains communément appelés Kuluna, des fumeurs de chanvre et des manutentionnaires occasionnels« , a précisé le commissaire Kantu. Il a également indiqué que les personnes interpellées feront l’objet d’une identification et d’une étude de cas individuels avant d’être « transférés devant leurs juges naturels pour répondre de leurs actes« .
Cette opération d’envergure témoigne de la volonté des forces de sécurité de Kinshasa de restaurer l’ordre et de lutter contre l’insécurité qui affecte la vie quotidienne des habitants.
Félicien MK | CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
