Sécurité
Kinshasa : Bouclage mixte FARDC-PNC, 747 personnes interpellées et matériel saisi
Une opération de bouclage conjointe menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC) a abouti, ce jeudi 31 juillet, à l’interpellation de 747 personnes, dont 27 femmes, dans la capitale. Au cours de cette opération, plusieurs bidons d’alcool indigène et 14 sacs de chanvre ont également été saisis.
L’opération a ciblé les différents ports fluviaux situés le long de l’avenue des Poids Lourds, dans la commune de la Gombe. Cette action est une réponse directe aux plaintes de la population riveraine, victime d’actes de banditisme et d’insécurité.
Le commissaire provincial de la PNC Kinshasa, Israël Kantu, a expliqué que cette initiative est le résultat d’une mutualisation des efforts des hiérarchies policière et militaire pour répondre aux doléances de la population.
« Nous avons procédé à l’interpellation de ces personnes parmi lesquelles se trouvent des bandits urbains communément appelés Kuluna, des fumeurs de chanvre et des manutentionnaires occasionnels« , a précisé le commissaire Kantu. Il a également indiqué que les personnes interpellées feront l’objet d’une identification et d’une étude de cas individuels avant d’être « transférés devant leurs juges naturels pour répondre de leurs actes« .
Cette opération d’envergure témoigne de la volonté des forces de sécurité de Kinshasa de restaurer l’ordre et de lutter contre l’insécurité qui affecte la vie quotidienne des habitants.
Félicien MK | CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
