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Kimpese: Les ‘’Kuluna’’ et la surfacturation de l’eau et électricité au cœur d’une tribune d’expression populaire organisée par un journaliste

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Depuis bien d’années, l’eau et l’électricité sont devenues une affaire des nantis dans le Kongo-Central. Outre ces denrées de consommation de première nécessité, s’ajoute l’insécurité entretenue par des groupes des jeunes désœuvrés opérant en armes blanches appelés communément ‘’Kuluna’’.

 

L’ancienne cité de Kimpese, devenue ville de Bangu, n’est pas épargnée par un genre nouveau de « néocolonialisme » toujours entretenu par des dirigeants des entreprises hier, sociales, aujourd’hui devenues très commerciales.

En effet, la population se plaint de la surfacturation de la consommation de l’eau et de l’électricité. « Malgré moult revendications au travers des marches pacifiques organisées par certains leaders d’opinion, aucune n’amélioration n’a été constatée. Les factures de la Snel et celles de la Regideso sont jugées exorbitantes par les consommateurs et les gens continuent à être victimes d’agression sous l’œil impuissant de ceux qui sont censés protéger », explique Joly TOKO, journaliste basé à Kimpese.

Pour résoudre tant soit peu le calvaire que vit la population, l’insécurité d’un côté et la surfacturation de l’autre, il a fallu initier des actions à impact visible. Un peuple triste et délaissé doit d’abord être entendu, a dit un sage. C’est la raison de l’organisation ce dimanche 12 mars 2023, à la place de l’ancienne cité de Kimpese, d’une tribune d’expression populaire.

Cet exercice de redevabilité des dirigeants, gestionnaires des entreprises envers la population a été initié par Joly TOKO, journaliste animant plusieurs émissions dans les radios et télés communautaires de Kimpese.

« Invités à répondre à certaines questions de la population, les autorités de la police, les responsables de la Snel et de la Regideso ont brillé par leur absence. Malgré tout, nous avions quand-même organisé l’activité grâce à l’appui des membres de la notabilité et ceux de la Nouvelle société civile. La population a répondu massivement aussi à notre invitation », regrette et se félicite Joly TOKO.

Et d’ajouter : « nous avions débattu de l’insécurité. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une personne ne soit agressée ou sans qu’une maison ne soit visitée par des hommes en mains armées. En outre, nous avons également constaté chez les consommateurs de l’eau potable de la Regideso et de l’énergie électrique des factures établies sans compteurs, celles dites forfaitaires exorbitantes.

Ça dérange et raison pour laquelle nous, en notre qualité de journaliste, avions résolu d’inviter la population et les responsables des services concernés pour qu’ensemble puissions trouver une solution à ce problème qui n’a fait que trop durer. Avec mes propres moyens, j’ai pu inviter ceux qui devraient l’être. Nous disons grand merci à cette population qui a répondu ».

La tribune d’expression populaire reste le canal, sinon le moyen traditionnel par excellence, que peut utiliser la population pour communiquer directement avec ses dirigeants ou responsables tant politiques qu’autres. À l’issue de cette prise de parole populaire, les sujets évoqués trouvent des solutions grâce au travail de plaidoyer que doivent faire les organisateurs et/ou membres de la société civile auprès des instances de la prise de décisions (administrateur de territoire, Gouverneur, ministre provincial ou national, …).

 

Justin-Robben DIASILUA K/ CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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