Actualité
Kasumbalesa : un combattant de l’UDPS tué, paralysie totale des activités dans la ville
Vive tension ce lundi 03 août 2020 à Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga. Des manifestants en colère ont pillé, ce matin, certains bureaux dont le tribunal de paix de Kasumbalesa, différents sous-commissariats de la police et placé des barricades sur la route Kasumbalesa-Lubumbashi.
Cette situation, selon plusieurs sources, fait suite au meurtre d’un combattant parlementaire-debout de l’UDPS abattu par balle à son domicile dans la nuit de ce dimanche à lundi 03 août.

Selon nos sources, la victime blessée a été acheminée à Lubumbashi où elle a rendu l’âme.
Cet énième acte d’insécurité considéré comme la goutte d’eau qui a débordé le vase, a provoqué une vague de contestations dans le chef des combattants de l’UDPS/base Bilanga qui sont descendus dans la rue. Les efforts de la police pour tenter de les contenir se sont avérés en vain. Plusieurs dégâts sont enregistrés.
Joint au téléphone par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, le maire de la ville de Kasumbalesa, André KAPAMPA KAMWANYA, fait un bilan d’une personne tuée et une autre blessée par des bandits armés. » Nous avons pris l’alerte la nuit. La situation est actuellement sous le contrôle des forces de la police après l’alerte sur le réseaux sociaux de l’entrée forcée à Kasumbalesa des deux Carina en provenance de Lubumbashi transportants des inconnus. Mais malheureusement, ajoute-t-il, les malfaiteurs incontrôlés ont abattu un Congolais en blessant un autre. C’est inadmissible cet acte criminel. Pour le moment son corps est à Lubumbashi », a déclaré André KAPAMPA KAMWANYA, maire de la ville.
pour le moment la situation sur terrain est toujours tendue. On signale des affrontements entre les manifestants et la police.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
