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COVID-19 : classée dans la liste noire de l’UE, la RDC va entendre Jean-Marc Châtaigner avant d’appliquer la réciprocité
La ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères Marie Tumba Nzeza a, lors de la 42e réunion du conseil des ministres tenue sous la direction du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, évoqué la mesure de levée des restrictions de voyage pour les ressortissants de certains pays.
D’après la cheffe de la diplomatie congolaise, citée dans le compte-rendu de la 42e réunion du conseil des ministres, à la suite des mesures de restriction temporaire de tous les voyageurs non essentiels en provenance des pays tiers vers l’Union Européenne, prises par la Commission Européenne, le Conseil Européen a décidé de la levée progressive de ces mesures, notamment à l’égard des ressortissants de 15 (quinze) pays hors Union Européenne. « La République Démocratique du Congo n’est pas concernée par la levée de cette mesure », regrette Marie Tumba Nzeza.
À l’en croire, le Conseil Européen a édicté des conditionnalités tenant à l’évolution de la COVID-19 dans les pays des ressortissants bénéficiaires.
Après avoir fait observer que la République Démocratique du Congo est mieux lotie en la matière que d’autres pays bénéficiaires, la ministre d’Etat pense que la réciprocité devrait être appliquée aux ressortissants de l’Union Européenne.
Elle a informé le Conseil qu’elle a fait convoquer l’Ambassadeur de l’Union Européenne pour en savoir d’avantage sur les raisons de l’exclusion de la RDC de la liste des bénéficiaires.
Après débats, le Conseil des Ministres a autorisé madame la ministre d’Etat à écouter les explications de l’ambassadeur, à charge pour elle d’en rendre compte à la prochaine réunion du Conseil pour décision.
Rappelons-le, cette intervention de la Cheffe de la diplomatie Congolaise intervient un jours après la rencontre de Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de l’UE en RDC avec Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Les deux personnalités avaient échangé sur la question du transport aérien entre le Congo-Kinshasa et l’Union européenne dans le cadre de la mise en place des mesures de déconfinement qui vont intervenir incessamment, ainsi que de la réouverture des frontières de la RDC.
Au cours de cette rencontre tenue à l’immeuble du gouvernement, plusieurs sujets de coopération et l’initiative du dialogue politique entre l’UE et le gouvernement Congolais ont été évoqués par les deux personnalités.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
