Actualité
Kasumbalesa : Le maire met en place de nouvelles stratégies de lutte contre l’insécurité
L’insécurité à Kasumbalesa garde une santé de fer et des bandits armés continuent de défier les services de sécurité malgré les efforts fournis par les autorités.
Dans la nuit de ce jeudi 10 novembre 2022, le camp Sodimico, basé à 7 Km de Kasumbalesa-Douane, dans la province du Haut-Katanga, trois maisons ont été visitées par des bandits à mains armés. Les victimes sont toutes des opérateurs économiques connus dans cette cité.
Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais d’importantes sommes d’argent et autres biens de valeur ont été emportés par ces hors-la-loi. Au total 26.000$ américains disparus, des téléphones portables, les écrans de télévision high-tech, etc.
Face à cette situation qui persiste dans sa ville, le maire André Kapampa, joint au téléphone par CONGOPROFOND.NET, après sa descente sur terrain avec les responsables des services de sécurité, a exprimé son indignation et son inquiétude face à cette unième opération à la base de la psychose dans la cité de la Sodimico.
» Nous avons rendu une visite de réconfort aux victimes de l’insécurité à la Sodimico, ce jeudi 10 novembre 2022. Le constat fait état des trois maisons visitées par ces hors-la-oi, qui ont emporté des colossales sommes d’argent en toute quiétude. Devant cette réalité nous avons pris des stratégies de lutte pour mettre en déroute ces inciviques qui perturbent la quiétude de la population. Sans vous fournir des détails sur les sites de pointes que nous avons installés dans les coins beaucoup plus visités par ces bandits, nous demandons seulement à la population sa collaboration avec les services de sécurité pour mettre hors d’état de nuire ces bandits », déclare André Kapampa.
Notons que ces cas de la Sodimico viennent s’ajouter sur plusieurs cas enregistrés à Kasumbalesa.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
