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Kasumbalesa : le couloir de petits commerçants incapable de supporter des milliers des transporteurs
Depuis la fermeture hermétique de « Bilanga » par le gouvernement provincial, surtout avec le déguerpissement de la « base Bilanga de l’UDPS », le couloir de petits commerçants transfrontaliers enregistre des milliers de Congolais qui rendent cette voie trop étroite.
Plusieurs commerçants qui ont accepté emprunter cette voie légale, mettent beaucoup de temps pour sortir de la Zambie vers la RDC.
Des réunions tenues par les autorités tant provinciales que nationales pour congestionner le couloir demeurent lettre morte. Les travaux d’élargissement annoncés par le maire de la ville lors de sa dernière visite au couloir semblent être placés dans les oubliettes et les vraies raisons ne sont pas connues.
Les transporteurs à vélo ont dû mal a faire 2 courses par jour. » Nous sommes fatigués franchement. Nos enfants vivent, ils étudient, nous payons le loyer, grâce à ce travail. Mais aujourd’hui, nous sommes incapables de faire même deux courses. Un manque à gagner pour nous. L’État salue seulement les recettes sans voir les conditions de travail de sa population. Nous n’avons pas un autre travail. Que le chef de l’État s’implique… », déclare à congoprofond.net un transporteur à vélo.
Notons que depuis le démantèlement de la base Bilanga de l’UDPS, la DGDA KASUMBALESA passe sa production journalière de 4 millions à 20 millions des Francs congolais.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
