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Kasumbalesa : L’administrateur du Marché Kabulo sensibilise marchands et acheteurs opérant sous la ligne électrique haute tension
La tragédie du marché Matadi Kibala à Kinshasa est une interpellation pour plusieurs gestionnaires des marchés sur l’ensemble de la République Démocratique du Congo.
Face à une situation similaire à Kasumbalesa, l’administrateur du marché Kabulo a lancé ce jeudi 03 février 2022, la campagne de sensibilisation pour le déguerpissement des marchands et marchandes longeant la ligne haute tension de ce coin de la ville.
Pour Felly Mwamba, cette campagne vise à convaincre les marchands à occuper l’intérieur du marché Kabulo afin d’éviter un éventuel danger. » Nous demandons, à l’issue de cette campagne, aux occupants de la ligne haute tension de quitter cette zone dangereuse pour prendre place à l’intérieur du marché, car la vie est sacrée. Nous devons prévenir le pire, car nous ne voulons pas assister à un évènement malheureux comme celui de Kinshasa », déclare l’administrateur du marché Kabulo.
Pour agrandir l’intérieur du marché, Felly Mwamba annonce la démolition des locaux construits en désordre ou illégalement. Objectif ultime : rendre également ce marché accessible.
» Notre deuxième campagne consiste à annoncé la démolition dans les jours à venir des locaux construits en désordre à l’intérieur du marché Kabulo, pour avoir des espaces. L’heure est à l’identification de ces bâtisses qui doivent subir la démolition sous recommandation de l’autorité urbaine », renchérit le numéro 1 du marché Kabulo.
Notons que cette campagne fait suite au triste événement survenu à Kinshasa au marché Matadi Kibala ou la coupure d’un câble haute tension mercredi 02 février 2022 a causé la mort de 25 personnes, d’après le gouverneur de la ville province de Kinshasa.
Joseph Malaba/Congoprofond.net
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Des ex-kulunas à la craie et au tableau : 500 bancs-pupitres de nouveau pour les écoles de Camp Luka
Le geste peut sembler répétitif, mais sa portée est profondément patriotique. À Camp Luka, quartier presque enclavé de la capitale congolaise, la dotation de 500 pupitres par le Service National, au nom du chef de l’État, a suscité une vive émotion. Les responsables de l’EP 1&7 Kimpangi et du lycée technique Tolendisa n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel venu répondre à un besoin longtemps ignoré.

La gratitude d’une communauté longtemps oubliée
Dans cette cité périphérique de Kinshasa, l’attention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a immédiatement laissé place à la gratitude.
« Nous avons un sentiment de joie et de reconnaissance pour ce que le chef de l’État, notre autorité numéro un, a fait pour la cité de Camp Luka », a confié une responsable scolaire, visiblement émue.
Pour ces établissements, souvent confrontés à un déficit criant d’infrastructures, ces pupitres symbolisent bien plus qu’un simple mobilier scolaire : ils incarnent une reconnaissance et une restauration de la dignité des élèves.
500 pupitres, symbole d’une réinsertion réussie

Au-delà de l’aspect matériel, cette dotation est l’un des résultats palpables de la transformation des anciens “kulunas”, aujourd’hui formés et réinsérés grâce au Service national. Un modèle salué unanimement par la population locale, qui appelle à sa pérennisation.
« Tous les chapeaux au Service national pour tout ce qu’il fait pour notre pays, pour les jeunes et pour les enfants », a déclaré la responsable de l’école, plaidant même pour l’acheminement de nouveaux contingents de jeunes vers Kanyama Kasese, afin de poursuivre les efforts de réinsertion, de transformation et de formation.
Former les Congolais de demain selon les besoins du pays

Présent lors de la cérémonie, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, patron du Service national, a profité de l’occasion pour lancer un appel fort : celui de repenser en profondeur la formation de la jeunesse congolaise.
« Voilà ce qui peut arriver lorsqu’on veut. Si les jeunes kulunas peuvent devenir en moins de trois ans des hommes utiles à la nation, qu’est-ce que cela ne peut pas produire pour ces jeunes élèves ? », a-t-il interrogé, invitant à rompre avec un enseignement purement théorique et déconnecté des réalités nationales.
L’éducation, pilier du développement national

Pour le chef de l’État, le message est clair : il n’y aura pas de développement sans un encadrement efficient et clairement orienté de la jeunesse. Les temps d’un enseignement routinier sont révolus. Les jeunes Congolais doivent désormais être formés en fonction des besoins réels du pays, afin d’éviter qu’ils ne deviennent les laissés-pour-compte de demain.
Tchèques Bukasa
