Actualité
Kasumbalesa : la pratique des mamans HOHO, une perte pour l’État
Une pratique s’observe au couloir des petits commerçants transfrontaliers de Kasumbalesa depuis un certain temps.
Il s’agit du travail des mamans qui transportent les marchandises de la Zambie vers la République Démocratique du Congo communément appelée Mamans HOHO, la pratique consiste pour ces mamans à transporté les marchandises des grandes commerçants vers la République Démocratique du Congo par Kasumbalesa pour avoir au retour une motivation de 2000FC.
Ces femmes déclarent faire l’objet de la tracasserie de la part des agents de la DGDA au couloir des petits commerçants transfrontaliers à Kasumbalesa. » Nous sommes dans un Etat de droit, pourquoi une telle souffrance à Kasumbalesa pendant que l’État n’a crée de l’emploi pour nos maris, ou nos enfants, nous transportons les marchandises de la Zambie pour la République Démocratique du Congo, mais au couloir les agents de la DGDA nous tracassent sans pitié, nous demandons l’implication du président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi, acteur majeur du slogan « le peuple d’abord », souligne l’une des mamans HOHO.
Du côté de la DGDA au couloir, on parle d’une fraude fiscale.
Selon une source de la douane, les mamans HOHO passent avec les marchandises non déclarées et elles veulent passer gratuitement. Cette pratique des mamans HOHO constitue un manque à gagner pour l’État congolais d’autant plus que ces mamans HOHO font du forcing en jouant le rôle de vélo, et les responsables des marchandises se cachent derrière cette pratique.
Joseph Malaba/Congoprofond
Actualité
» Brut » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants
Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.
La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
