Infrastructures
Stracom entre dans la lumière : la Société du BTP se dévoile à la DRC mining 2025
Dans l’univers du BTP congolais, certaines entreprises avancent avec méthode, sans bruit, mais avec impact. C’est le cas de la Société des Travaux et Constructions Modernes (Stracom), qui a marqué sa première présence officielle à la DRC Mining Week 2025, par le biais de son Directeur Général, François Kanyama. Une participation discrète mais stratégique, qui coïncide avec une volonté assumée de renforcer sa visibilité à l’échelle nationale.
Basée à Kinshasa, Lubumbashi et dans le Kasaï, Stracom est une entreprise classée en catégorie C, spécialisée dans les travaux de génie civil, allant de l’étude, à la conception, jusqu’à la réalisation complète de projets publics et privés.
Avec une présence physique et opérationnelle dans trois provinces de la République démocratique du Congo, Stracom dispose de bureaux régionaux et d’équipes techniques locales, garantissant une capacité d’intervention rapide, professionnelle et adaptée aux réalités du terrain.
La vision de Stracom est résolument tournée vers l’innovation et l’excellence. L’entreprise ambitionne de devenir un acteur majeur dans les solutions de bâtiments et infrastructures durables. Pour y parvenir, elle s’appuie sur une mission claire : fournir aux clients des prestations fiables, sûres et qualitatives, tout en créant de la valeur à long terme.
Stracom ne se limite pas à la construction. Elle propose également des services de :
• Consultance technique,
• Acquisition et installation d’équipements,
• Location-vente de matériel,
• Logistique et appui opérationnel,
• Négociation de contrats publics et privés,
• Valorisation de ses projets par des canaux modernes de communication.
Parmi les projets déjà réalisés par Stracom, on note :
• La conception et la réalisation d’un pont routier,
• La construction d’une école moderne,
• La réalisation d’un immeuble R+5, alliant fonctionnalité et architecture contemporaine.
Ces chantiers témoignent non seulement des compétences techniques de l’entreprise, mais aussi de sa volonté de répondre aux besoins d’infrastructures durables, à l’échelle locale comme provinciale.
La participation de François Kanyama à la DRC Mining Week 2025 est bien plus qu’un simple déplacement. Elle traduit la volonté de Stracom de s’ouvrir à de nouveaux partenariats, notamment dans le secteur minier et industriel, où les besoins en infrastructures sont croissants.
« Cette première participation est un signal fort. Stracom est prête à collaborer, à innover, et à accompagner les grands projets d’investissement en RDC », a confié François Kanyama.
Dans un pays en pleine reconstruction, où les défis d’urbanisation et d’infrastructures sont immenses, Stracom s’inscrit comme un acteur sérieux, structuré et ambitieux. Sa montée en visibilité à travers des événements nationaux comme la DRC Mining Week 2025 confirme une nouvelle dynamique, qui mérite désormais l’attention de tous.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
