Provinces
Kasaï Oriental : Un scandale financier diverge les opinions
Une controverse majeure entoure une prétendue dotation de 3 millions de dollars, supposée attribuée à la province par le gouvernement central. Cette situation a pris de l’ampleur suite aux révélations faites par l’ancien gouverneur de province, actuellement sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji.
Dans une publication sur son compte Facebook, ce sénateur a affirmé que le gouverneur aurait reçu cette somme sur ordre du président de la République. Il a exprimé son indignation face à la nature des projets prévus par l’exécutif provincial, les qualifiant d’inadaptés à un budget de cette envergure.
Tout en dénonçant l’absence de la communication ayant caractérisé la gestion de ce montant jugé colossal, Ngoyi Kasanji appelle à une transparence dans la gestion de ces fonds, soulignant la nécessité de les utiliser pour des travaux d’intérêt général.
Pour clarifier cette situation, le président de la commission économique et financière (ECOFIN) de l’assemblée provinciale a indiqué via les réseaux sociaux que, cette somme avait été reçue avant l’arrivée du président de la République à Mbujimayi.
Elle est actuellement logée à la TMB sous forme de Dépôt à Terme Fixe (DAT). Le professeur Franck Kazadi Ntita a tout de même précisé qu’un crédit de 2,5 millions de dollars sollicité à la banque serait garanti par ce dépôt. Un mécanisme qui selon lui, permettrait le remboursement progressif de ce crédit avec les futurs fonds d’investissement.
Par ailleurs, Franck Kazadi a souligné qu’une enquête est en cours pour établir la clarté sur cette situation, insistant sur la bonne gestion de ces fonds.
Malgré l’ampleur que connaît cette affaire, le gouverneur de province ne s’y est toujours pas prononcé en dépit de plusieurs spéculations.
Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
