Politique
Kasaï : Opposé au tribalisme, Me Crispin Mukendi Bukasa appelle la population à l’unité
Conseiller du chef de l’État au collège des Mines et énergie, Me Crispin Mukendi Bukasa a, dans un message fort et fédérateur, convié, ce jeudi 8 décembre, la population du Kasaï à l’unité pour le développement du Kasaï.
Une sortie médiatique qui vient enterrer les propos irresponsables tenus par certains députés provinciaux contre l’ordonnance présidentielle nommant les animateurs dans la petite territoriale au Kasaï.
Pour ces élus, en effet, «le chef de l’État devrait consulter le gouvernement du Kasaï et l’assemblée provinciale avant de nommer le maire de la ville, les bourgmestres et autres administrateurs des territoires, puis tenir compte de représentativité communautaire».
D’après Cripin Mukendi Bukasa, la nomination des animateurs pour gérer les affaires publiques de l’Etat n’a rien avoir avec nos tribus, nos races, nos langues et nos origines. «Lorsqu’une personne est nommée à la tête d’un service de l’Etat, laissez-la travailler et voir comment elle dirige. Car les services de l’Etat ne sont pas les services de nos tribus, nos langues et nos races.», précise-t-il.
Et d’ajouter ; «Si aujourd’hui beaucoup de personnes profèrent le non développement du Kasaï à tous les niveaux, c’est parce que les dirigeants kasaiens ne tiennent pas compte du niveau et compétence de la personne, mais ils tiennent compte de leurs tribus, langues, races, et autres.»
Pour ce cadre de l’UDPS et notable de Tshikapa; «Aucun acte de division ne devrait être accepté ni toléré. Je veux voir mes frères et sœurs vivre dans l’harmonie et l’unité.»
A cet effet, il a relayé le message du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, celui de l’enrôlement des jeunes dans l’armée afin de surmonter les massacres des Congolais par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
Clementus Lusamba Lua Mbombo/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
