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Le « Livre Blanc » sur l’agression avérée et les crimes du Rwanda en RDC présenté à la Communauté internationale
Les ministres de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya et des Droits Humains, Albert Fabrice Puela, ont officiellement présenté le vendredi 9 décembre 2022 le « Livre Blanc » sur l’agression avérée de la RDC par le Rwanda et les crimes internationaux commis dans ce contexte par les Forces Rwandaises de défense (RDF) et le M23.
Prenant la parole, Patrick Muyaya a démontré toute l’importance de ce document qui vient dénoncer l’agression Rwandaise, apporter des preuves de différents crimes et exiger réparation des victimes. Le Ministre de la Communication et Médias a relevé les grands axes de ce livre blanc partant des crimes contre l’humanité, des crimes de guerres, des crimes économiques aux efforts pour le retour de la paix.

« Ce livre blanc a pour objectif de : Dénoncer cette agression Rwandaise, faire la documentation des différents crimes et exiger réparation », a souligné le porte-parole du Gouvernement.
Exigeant que justice soit faite en faveur de différentes victimes, Patrick Muyaya a dans la foulée rassuré du professionalisme des experts sur terrain.
« Il y a des faits qui se produisent et pour lesquels nos experts sont sur le terrain pour analyser. Au moment venu, nous reviendrons vers vous pour vous informer », a-t-il ajouté.

Patrick Muyaya croit enfin en ce livre blanc qui doit servir d’éléments de base pour les poursuites judiciaires contre les bourreaux.
Prenant la parole à son tour, le Ministre des Droits Humains, Albert Fabrice Puela a également démontré l’importance de la présentation officielle de ce livre blanc qui tombe la veille de la journée internationale des droits de l’homme. Il a dans la foulée plaidé pour un traitement égal de la communauté internationale en faveur de la population victime des guerres en RDC. « Si les hommes se valent, il est important que la communauté internationale réserve un traitement égal à la population congolaise comme en Ukraine », plaide-t-il.
Albert Fabrice Puela a ensuite loué les efforts des experts pour produire ce livre blanc.

« De gros efforts ont été fournis, entrepris par les experts de tout bord, de toutes les disciplines pour nous produire le livre blanc. Des faits vrais et avérés sur ce qui s’est passé et qui se passe maintenant. »
Dénonçant les crimes des terroristes dans l’est du pays, Albert Fabrice Puela a salué le travail de l’Assemblée nationale qui a adopté la loi sur les répartitions en faveur des victimes. « L’auteur du mal , il nous revient de le dénoncer. Il faut qu’il y ait réellement une justice. Notre collègue de la justice a saisi des instances internationales pour que justice soit faite. Les efforts sont également fournies dans la justice transitionnelle. »
Pour sa part, le vice-ministre de la justice a relevé les efforts fournis par son secteur avec plusieurs arrestations des officiers. « Sur le plan interne, il y a beaucoup d’officiers qui ont été arrêtés, nombreux sont condamnés. À l’international, notre plaidoyer c’est de voir aujourd’hui le Rwanda être condamné pour l’agression de notre pays », a-t-il souligné.

Il a enfin promis que tous les mécanismes sont mis en place pour que tous les crimes ne restent pas impunis.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
