Infrastructures
Kasaï : le gouverneur appelle au décaissement des fonds pour achever les travaux de déviation de la RN1 à Bondo
Dans le souci d’assurer la sécurité des usagers et de maintenir la circulation entre les provinces desservies par la Route Nationale n°1 (RN1), le gouverneur de la province du Kasaï, Crispin Mukendi Bukasa, s’est rendu, le vendredi 24 octobre 2025, dans le village de Bondo, territoire de Bampende, pour inspecter l’état d’avancement des travaux de construction de la déviation de la RN1 au PK 754, sur l’axe Kinshasa.
Sur le site, le directeur provincial de l’Office des routes, Paul Lokika Shako, a présenté au gouverneur l’évolution des travaux ainsi que les difficultés rencontrées.
« Nous avons déjà terminé la couche de base et la couche de fondation est achevée à près de 100 %. Nous procédons actuellement à la plantation des vétivers sur les deux côtés pour stabiliser le sol. Quelques travaux restent à finaliser au niveau du pont de la déviation. Il ne manque plus que le financement prévu pour permettre d’entamer la couche de roulement en enrobé bitumineux », a-t-il indiqué.
À l’issue de cette visite, le gouverneur Crispin Mukendi s’est dit satisfait de la qualité des travaux exécutés, tout en saluant l’implication du chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo, dans la réhabilitation des infrastructures routières à travers le pays. Il a toutefois lancé un appel pressant au gouvernement central et au FONER pour le décaissement rapide des fonds destinés à l’achèvement des travaux, surtout en cette période de fortes pluies.
« L’évolution des travaux est satisfaisante, mais faute de moyens financiers, le chantier est actuellement à l’arrêt. Si les pluies se poursuivent, la RN1 risque d’être complètement coupée. J’en appelle donc au gouvernement central et au FONER pour un décaissement urgent des fonds, afin de permettre à l’Office des routes d’achever la déviation et d’entamer les travaux de réhabilitation du mur en béton grignoté par le ravin, ainsi que du dal de protection déjà fissuré du pont principal », a déclaré le gouverneur Mukendi.
Il convient de rappeler que la construction de cette déviation vise à garantir la continuité du trafic entre le Kasaï et Kinshasa via le Grand Bandundu. Cette initiative fait suite à l’effondrement du dalot principal du pont Bondo, dont le mur en béton a été endommagé et grignoté par l’érosion, rendant le passage difficile et menaçant la sécurité des usagers.
Clementus Lusamba
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
