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Kasaï : Ketes et Kuba de Kakenge fument le calumet de paix

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Les deux chefs coutumiers, à savoir, Kalamba du groupement Tshiofua de Ketes et Shakobe du groupement de Mpiang de Kuba ont signé un acte d’engagement et de paix. L’événement a eu lieu le vendredi 10 juillet dans la cité de Kakenge, territoire de Mweka dans la province de Kasaï.

La finalité de la signature de cet acte d’engagement, c’est de mettre fin aux conflits qui ont divisé leurs communautés depuis quelques temps. La cérémonie a été présidée par le ministre provincial en charge des Relations communautaires et interprovinciales, le professeur Tedanga Ipota Bimbela, sous la facilitation de l’Ong Action pour la Paix et la Concorde (Apc).

Le chef Shakobe des Kuba a déclaré à cet effet : « C »est un moment historique. Ceci restera inoubliable dans nos mémoires car tous, nous savons que nous avons traversé les moments très difficiles dans cette cité de Kakenge, mais aujourd’hui, nous venons d’enterrer notre hache de guerre. Ce pacte doit être respecté par chacun de nous, tout celui qui tournera à l’encontre de cette décision en vivra les retombées ».

Le chef Kalamba a exprimé sa joie, dans une circonstance qui marque l’histoire de la paix à Kakenge. « Je demande aux membres de ces deux communautés de respecter les chefs coutumiers, celui qui s’opposera à cette décision du pacte de paix sera livré entre les mains des ancêtres », a-t-il indiqué.

Le ministre provincial Tedanga Ipota Bimbela a salué la volonté de deux chefs coutumiers pour avoir fumé le calumet de la paix à Kakenge. Et il les a invité à une cohabitation pacifique.

Environs 500 personnes ont pris part à cette cérémonie. Deux chèvres ont été immolés pour que son sang puisse pousser les uns et les autres à respecter ce pacte de paix.

Muabilayi/Congoprofond.net

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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !

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L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations

Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.

Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.

Des marchés publics entachés d’irrégularités

L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.

Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.

Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes

Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.

Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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